Pour succéder à son modèle iconique, la Supercinq, Renault souhaite capitaliser sur son succès. Si le châssis dérive de cette dernière, le constructeur change tout le reste. Ligne tout en rondeur, intérieur plus flatteur, équipements inédits dans la catégorie, disparition de la numérotation pour le nom de Clio… Renault met en plus l’accent sur le confort et la tenue de route. Des efforts qui seront récompensés par le titre de Voiture de l’année 1991, remporté devant les Nissan Primera et Opel Calibra.

En plus de ses bonnes prestations, la Clio bénéficiait d’une large gamme, de la version de base RL à la luxueuse Baccara dont les équipements s’inspiraient de la catégorie supérieure avec la climatisation, les rétroviseurs dégivrants, la sellerie, les panneaux de portes et le pommeau de levier de vitesses en cuir, un toit ouvrant, une alarme et même une housse sous la plage arrière pour y ranger un costume. Ajoutez à cela une carrosserie à 3 ou
5 portes, une multitude de séries spéciales nommées NRJ, Night&Day, Elle, Olympique 92, Chipie, Be Bop, Fidji, Alizé, une large palette de moteurs essence ou diesels et des versions sportives 16S et surtout Williams, le succès ne pouvait qu’être au rendez vous.

Résultat évident, la Clio occupe la première place des ventes. Si ses qualités séduisent les clients, il y a un autre facteur à prendre en compte. Sa principale concurrente la Peugeot 205, né en 1982 accuse le poids des ans et les prestations de la 106, apparue en 1991, ne sont pas à la hauteur. Il faudra attendre la deuxième génération de Clio, en 1998, pour qu’elle rencontre une concurrente à sa taille, la Peugeot 206.

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