Quarante ans de carrière et toujours debout. AC/DC est de retour avec un nouvel album, Rock or Bust, le 16ème de sa carrière mais le premier enregistré sans le guitariste rythmique Malcolm Young, victime de graves problèmes de santé. Confidences de l’un des derniers géants du rock, le guitar-héros désormais légendaire et leader du groupe, Angus Young.

Un nouvel album : « Quand on joue de nouvelles chansons, c’est comme si on se mettait un coup de booster. On pourrait tourner et se contenter des classiques, sans doute. Mais on a besoin de ce challenge, besoin de se montrer qu’on est encore capable de faire un bon album. De toute façon, on écrit sans cesse, ça ne s’arrête jamais. C’est ce qui me fait avancer, c’est ce qui fait que j’ai toujours un boulot ! Nous arrêter ? Seulement si on meurt tous ! Dans le cas présent, nous avions tous envie de continuer. Donc autant donner le meilleur de nous-mêmes. »

Enregistrer sans Malcolm : « Mon frère est le fondateur du groupe. C’était son idée de créer AC/DC. En studio, il n’était pas là physiquement mais spirituellement c’était tout comme. Ce qu’on joue, de toute façon, c’est lui qui l’a imaginé. En 1988, mon neveu Stevie avait remplacé Malcolm car il avait des problèmes d’alcool. C’était en pleine tournée et il avait fait du super boulot. Le choix était donc évident. Pour ce qui est de l’écriture… Nous avons toujours eu des idées en magasins, des chansons pas terminées ou des riffs jamais utilisés, sans la chanson adaptée. Une partie du processus a consisté à puiser dans nos archives pour trouver de bonnes choses. »

Un son unique : « AC/DC, c’est un style. Lorsqu’on débute, on rêve pendant des années que les gens vous reconnaissent à la première minute. C’est un but. L’idée de Malcolm, c’était de faire sonner nos deux guitares comme une seule et énorme guitare sur certaines parties. Mais son jeu à lui est bien spécifique. Keith Richards, le guitariste des Stones, m’a dit un jour de Malcolm : « Ce qu’il fait, c’est incroyable ». Peu de gens en sont capables. C’est unique. La guitare rythmique, c’est une forme d’art en elle-même. Peter Townsend des Who est très bon dans ce domaine. Le regretté Ike Turner l’était aussi. »

Un groupe inusable : « Ecrire, jouer de la musique, c’est une thérapie. Quand Bon Scott est mort en 1980, Malcolm m’a appelé et m’a dit, soit on déprime, soit on joue. Ça nous a porté, ça nous a aidé à continuer. Il faut bien ! Après, il faut aimer ça, c’est clair. Le jour où tu te réveilles et où tu n’y crois plus… Nous avons eu la chance d’être soutenus par des fans fidèles. En concert, leur énergie nous nourrit. Parfois, en backstage, on les entend faire la fête dans la salle. Comme s’ils n’avaient même pas besoin de nous. »

Une set list impossible : « Il y a beaucoup de choses que les gens veulent entendre. Quand j’allais voir les Stones, je voulais qu’ils jouent Jumpin’ Jack Flash et Honky Tonk Woman. Ce sont les classiques. Notre public s’y attend. Bien sûr, on peut varier la set list. Mais ce serait, d’après moi, une erreur de ne pas écouter les requêtes des fans. Est-ce que je me lasse parfois ? Non… Une des chansons les plus cool d’AC/DC, c’est « Back in Black ». Quand je vois la réaction du public, je prends mon pied ! A chaque fois j’ai l’impression de savoir jouer de la guitare ! » Source

En bonus, le clip de Rock or Bust, le titre éponyme de l’album.

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