Roulage sur une piste gravillonnée du site. Les 10 et 11 juillet 2018 sur le site de la Direction Général de l’Armement (DGA) Techniques Terrestres (TT) Angers a eu lieu la première session de formation des primo formateurs sur l’emploi du VT4 standard 1 (véhicule nu, intégration Armement) par la société Arquus (l’arc en latin) anciennement Renault Trucks Défense (RTD). 12 stagiaires ont pu suivre durant 2 jours la formation dont les objectifs étaient les suivants : – Connaître le cadre d’emploi du VT4. – Utiliser le VT4 en toute sécurité. – Se servir efficacement des fonctions de conduite du véhicule. – Connaître le lot de bord, les kits et leurs procédures d’utilisation. – Adopter la conduite à tenir en cas d’incident. – Appliquer les procédures d’entretien niveau équipage. – Effectuer les contrôles avant et après mission.

L’armée française est très soigneuse avec son matériel, surtout qu’elle n’a pas le choix et que celui ci doit durer le plus longtemps possible. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la grande muette utilise toujours en 2019 d’antiques Peugeot P4 datant de 1982 qui n’étaient autres qu’un Mercedes Classe G avec un vieux diesel type Indénor poussif, fumant et puant mais fabriqué dans une usine Peugeot, l’honneur national était sauf mais pas nos poumons ni la planète. En 2015, le ministère de la Défense décida de commander à Ford son Ranger en un millier d’exemplaires. Mauvaise pioche, après une bordée d’insultes bien senties sur les réseaux sociaux, le dit ministère annule tout vers la société Arquus, propriété de Volvo donc du chinois Geely et anciennement Renault Trucks Defense. Vu que le nom Renault figure quelque part dans le pedigree, l’honneur national est encore sauf. Mais, il y a évidemment un mais avec l’armée et les politiques, cet Acmat VT4 repose sur une base de Ford Everestlui même version fermée du pick up Ranger. Il y en a qui se sont fait avoir en beauté !

Selon la description du ministère des Armées qui n’a pas sa langue de bois dans sa poche, le VT4 est un véhicule de commandement et de liaison léger, non blindé, destiné à assurer des liaisons au profit de 5 soldats ou 4 combattants équipés Felin. On ne sait pas de quel félin il s’agit, concernant l’armée française, ce serait plutôt un gentil minou. Bien sûr, ce véhicule est renforcé et rehaussé, afin d’optimiser ses capacités en tout terrain car les troufions adorent patauger dans la gadoue. Avec un poids de 3.5 tonnes, il faut dire que l’on mange bien dans les casernes françaises, ce VT4 peut pousser jusqu’à 163 km/h grâce à un moteur diesel, tiens donc, le gouvernement aime toujours le fuel, de 220 ch. Il peut fonctionner avec des carburants militaires ou du gasoil fortement dégradé. Il correspond au standard 2, est aérotransportable et peut être facilement envoyé sur des opérations extérieures. Il intègre des systèmes d’information et de communication plus performants, modernes et plus résistants.

Les 100 premiers véhicules conformes au standard 2 viennent d’être réceptionnés par l’armée française, 400 autres doivent être livrés d’ici la fin 2019. Au total en 2025, ce seront 3 980 VT4 qui devraient équiper l’armée de terre.

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