Alfa-Romeo-Giulia-officielle-2015-avant

Alfa Romeo a présenté officiellement sa Giulia à Milan et c’est un euphémisme de dire que cette voiture était très attendue. La gamme du constructeur italien est réduite à sa plus simple expression car, avec seulement 3 modèles (MiTo, Giulietta et 4C), les ventes sont forcément réduites. Le groupe Fiat avait donné la priorité au redressement de Chrysler et maintenant que cela est fait, les autres marques du groupe vont pouvoir enchaîner les nouveautés. Pour Alfa, c’est vital !

Une Alfa doit séduire par sa plastique et cette Giulia ne le fait pas au premier coup d’oeil, bien qu’il soit toujours délicat de juger une voiture d’après des photos et non en situation réelle. Il n’empêche que l’arrière de la voiture évoque trop certaines Lexus récentes, la faute revenant principalement à la forme des feux.

Le modèle présenté par Alfa représente le haut de gamme, Quadrifoglio Verde, doté d’un kit carrosserie spécifique avec des bas de caisse et un gros diffuseur aérodynamique qui alourdissent un peu la ligne de la voiture. L’avant est immédiatement reconnaissable mais le dessin des phares semble trop compliqué pour donner à cette poupe une élégance racée. Le coup de cœur immédiat, comme celui qu’avait provoqué la 156 à sa sortie, n’est pas là et c’est dommage.

La mécanique de cette version sportive est à la hauteur de ce que l’on attend d’une Alfa. Le V6 turbo-essence de 3 litres a été développé chez Ferrari et avec 510 ch, la Giulia sera parfaitement à la hauteur de ses concurrentes… allemandes. Alfa Romeo n’a rien dit des autres moteurs qui seront proposés lors du lancement commercial mais il est évident que ce seront tous des 4 cylindres, diesel ou essence.

Cette Giulia, très bon point, est une propulsion car elle utilise une plate-forme inédite chez Alfa, issue de la Maserati Ghibli. Le constructeur signale que cette version Quadrifoglio Verde fait appel à la fibre de carbone pour le toit et le capot et que la suspension avant reçoit un inédit système à double bras oscillants. La direction électrique est qualifiée de semi-virtuelle et elle permet l’appui permanent en courbe des bras de suspension tout en assurant une motricité sans failles. Prometteur sur le papier !

Cette Giulia est très importante pour Alfa Romeo puisqu’elle vise, outre l’Europe, le marché américain et chinois. Commercialisée début 2016, elle n’a pas le droit d’échouer et doit relancer commercialement Alfa Romeo. Souhaitons que ce soit le cas et que Fiat continue d’investir et de croire en la marque qui le mérite amplement !

 

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