Cette Aston, même James Bond ne la conduira pas puisqu’elle n’existera qu’à un seul exemplaire. Les britanniques appellent cela un bespoke. Le nom Victor est un hommage à Malcom Victor Gauntlett qui sauva la marque en 1980 et dont il fut le dirigeant jusqu’en 1991. C’est lui qui, en 1986, a su convaincre James Bond de renouer avec les productions de Newport Pagnell.

Cette Victor est un véritable metling pot des productions d’Aston Martin. Le châssis monocoque de la One-77 a été réutilisé et doté de quelques aménagements. C’est la radicale Aston Martin Vulcan qui lègue ses suspensions à poussoir et ses amortisseurs réglables. Ces éléments ont été recalibrés pour un usage sur route ouverte car la Vulcan n’avait pas le droit de poser ses pneus sur route ouverte.

L’Aston Martin Victor emprunte également à la One-77 son moteur V12 atmosphérique à la respectable cylindrée de 7.3 litres. Le département Q de la marque qui crée les modèles hors série n’a su se contenter d’une puissance de seulement 750 ch car un modèle unique doit avoir un moteur unique. Préparé chez Cosworth, il en ressort avec 848 ch et un couple de 820 Nm, le tout sans turbo ni compresseur, un joli tour de force. Autre évolution notable, la boîte robotisée à simple embrayage de la One-77 passe à la trappe au profit d’une boîte mécanique à six rapports.

Pour le style, la Victor fait un clin d’œil appuyé à la V8 Vantage présente au catalogue de 1977 à 1989. Son museau expressif et son imposant bossage de capot en témoignent. La filiation est également manifeste au niveau de la poupe avec un fin bandeau lové entre les feux. Ces derniers sont empruntés à la Valkyrie, il ne s’agit donc pas uniquement de rétro-design, car juste au-dessus, l’aileron en queue de canard reprend le dernier tic à la mode dans la gamme.

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