Pour repérer le lifting apporté à l’A4 en 2018, il fallait sortir la loupe, comme bien souvent dans ce cas. Mais la familiale aux Anneaux a décidé de fêter dignement ses 25 ans avec un véritable restylage de mi carrière qui se dévoile aujourd’hui et sera commercialisé en septembre. Cette fois, la calandre évolue de manière notable. Plus basse, plus large, plus échancrée, elle ne remonte plus jusqu’au capot tandis que les phares abandonnent leur décrochement. Quant aux feux arrière, s’ils gardent les mêmes contours, ils adoptent une signature lumineuse totalement revue inspirée logiquement de celle des grandes sœurs A6 et A7.

En berline comme en break ou en version Allroad, cette A4 restylée profite d’une carrosserie revue en profondeur même si le profil ou les boucliers n’évoluent guère. C’est surtout l’habitacle qui se contente du service minimum, il faudra y regarder à deux fois pour s’apercevoir que la molette centrale MMI a disparu entre les sièges. Elle est remplacée par un écran tactile mais toujours disposé façon tablette au dessus des aérateurs. Cette familiale n’adopte pas les deux afficheurs superposés désormais en vogue chez Audi, probablement pour une raison de structure de planche de bord non compatible.

L’A4 version 2020 reste à l’écart de la salve d’hybrides rechargeables annoncée lors du dernier Salon de Genève. Il lui faudra se contenter d’une hybridation légère avec alterno démarreur sur trois des six moteurs disponibles au lancement avec un réseau électrique qui reste en 12 volts. Seule la S4, qui vient juste de se convertir au V6 diesel 3.0 TDI de 347 ch en Europe, passe en 48 volts pour alimenter son compresseur électrique chargé de compenser le temps de réponse du turbo. La gamme de cette A4 restylée commence à 150 ch en essence comme en diesel avec un prix sans doute proche du modèle actuel tandis que la future RS4 devrait conserver son V6 2.9 essence de 450 ch.

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