Passons sur un sujet futile, celui du prix de la Bugatti Divo soit 5 millions d’euros hors taxes bien sûr, soit deux millions de plus que la récente Chiron. Cela n’a pas empêché Bugatti d’écouler les 40 exemplaires de la Divo en quelques minutes lors d’un événement privé réservé à une poignée de propriétaires de Chiron.

Bugatti ne précise pas comment ont été sélectionnés ces prospects, la production de la Chiron doit atteindre 500 exemplaires au total mais certains clients indécis sur la couleur en commandent plusieurs… Rappelons qu’en moyenne, un client Bugatti possède 84 voitures, plusieurs jet privés, et au moins un yacht, un peu d’exclusivité dans leur garage ne nuit donc pas !

Puissance ? 1 500 ch, exactement comme une Chiron classique. Vitesse maxi ? Limitée à 380 km/h quand une Chiron culmine à 420 km/h. La Divo tournerait pourtant 8 secondes plus vite qu’une Chiron sur le circuit de maniabilité de Nardo en Italie, grâce à d’autres améliorations.

Un poids en baisse de 35 kg, d’abord, grâce à l’emploi d’alliage léger pour les jantes, de fibre de carbone pour le carter du refroidisseur d’air de suralimentation, d’un système audio allégé, et la suppression de certains matériaux isolants. L’appui aérodynamique maximal est aussi augmenté de 90 kg via un nouveau spoiler avant et un aileron arrière élargi de 23 % par rapport à la Chiron.

Quant au châssis, il reçoit son lot d’évolutions avec des réglages d’amortisseurs et de direction dynamisés, un carrossage plus important qui explique la nouvelle limite de vitesse à 380 km/h. Le message de sportivité accrue passe enfin par la robe plus agressive que celle de la Chiron. Les lignes courbes de cette dernière laissent place à de multiples arrêtes, soulignant tantôt de nouvelles entrée d’air, tantôt des optiques revus, les huit phares rectangulaires de la Chiron laissent place à des crochets de LED totalement intégrés aux ailes avant, alors que l’interminable et discutable feu barrant l’arrière de la Chiron est remplacé par un bouquet de LED semblant pointer les poursuivants.

L’intérieur ne l’est pas moins, mêlant différentes tonalités de bleu de manière asymétrique, le poste de conduite apparaît plus vif que le reste de l’habitacle. Le bleu le plus flashy, spécifique à sa majesté Divo, couvre aussi des éléments extérieurs, s’invitant même sur les flancs de pneus. La Bugatti Divo ou le culte de l’exclusivité poussé à l’extrême !

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