Mercedes W165 Streamliner
Mercedes W165 Streamliner, 1941 : essai de monoplace aux roues carénées mais Mercedes préféra courir avec la version classique aux roues découvertes.

Alfa Romeo 512
Alfa Romeo 512, 1941 : conçue par Wifredo Ricart pour la réglementation imposant un moteur de 1.5 litre . Cette mécanique était installée à l’arrière. C’était un 12 cylindres à plat avec une suralimentation à deux étages.
Auto Union Type E
Auto Union Type E, 1941 : dessinée par Richard von Eberan Eberhorst qui voulait contrer Mercedes-Benz. Au moins un châssis a été construit avec suspension et boîte de vitesses et un moteur d’essai à un cylindre affichait des chiffres très prometteurs sur le banc. de plus, ce moteur utilisait l’injection indirecte, inédite à cette époque en F1. La pénurie de fournitures en raison de la guerre a causé la mise à l’écart de cette voiture révolutionnaire.
Cisitalia-Porsche 360
Cisitalia-Porsche 360, 1947 : projet avorté de Porsche parrainé par Piero Dusio de Cisitalia. Monté à l’arrière, le moteur était un 12 cylindres à plat suralimenté et la suspension indépendante. La transmission était, au choix, à 2 ou 4 roues motrices. Cette voiture couru une seule fois en Argentine.
dommartin
Dommartin, 1947 : projet d’origine française désastreuse, l’écurie SEFAC qui engageait cette voiture n’a couru qu’une fois, à Pau en 1939, et a refait surface en 1947, quand une société appelée Dommartin a commencé sa reconstruction. Faute d’argent, cette voiture ne connaîtra jamais la piste.
Mono JK-Lancia
Mono JK-Lancia, 1949 : préparée pour le grand prix de Tchécoslovaquie à Brno en 1949, cette voiture n’a pas fait la course en raison d’un accident. La voiture a été reconstruite par un résident de Brno, Julius Kubinsky, avec Karel Vlasin le conducteur sur le circuit Masaryk local. Battu par la Cisitalia 360 (voir au-dessus) pour le titre honorifique de première voiture de F1 à moteur arrière, la monoplace était propulsé par un moteur 1.5 litre Lancia Aprilia Roots suralimenté.
Tucker F1
Tucker F1, 1950 : le rêve de course automobile de Preston Tucker avait réussi à atteindre l’Europe. Une équipe de six voitures, dirigée par Ralph Hepburn alors pilote en Indycar, a adapté un châssis Miller d’Indycar avec une révolutionnaire carrosserie enveloppante. Lorsque Hepburn a été tué à Indianapolis en 1948, l’enthousiasme pour le programme a commencé à s’étioler jusqu’à son abandon.
Aston Martin DB3 GP
Aston Martin DB3 GP, 1951 : première tentative en F1 d’Aston Martin qui utilisait une version 2 litres du moteur 6 cylindres LB6 monté dans un châssis DB3 modifié. Ce projet avait été supervisé par le designer venant d’Auto Union, Eberan von Eberhorst, mais cette monoplace, avec son châssis sous-dimensionné, a vite été mise au rebut.
Baird Griffin
Baird Griffin, 1951 : cette ex-Emeryson-Lagonda équipée d’un moteur Whitney Straight de 4.5 litres utilisé par Duesenberg. Cette voiture était construite avec des pièces Maserati. Elle est vite devenue obsolète quand le championnat du monde de F1 s’est converti aux F2 pour 1952.
Clairmonte Special
Clairmonte Special, 1951 : c’était la première monoplace de Colin Chapman qui repris un châssis Lotus Mk7. Commandé à Lotus pour courir en F2 par les frères Clairmonte, elle était devenue éligible pour le championnat du monde de F1 en 1952. Destinée à être équipée d’un moteur six cylindres de 2 litres d’origine Riley, elle n’a jamais couru car ce moteur a été détruit aux essais.
nardi-lancia
Nardi-Lancia, 1952 : le constructeur né avant-guerre Enrico Nardi avait créé cette voiture de F2 à moteur arrière d’origine Lancia Aurelia. Le projeta été annulé après des tests qui ont mis en évidence le manque de fiabilité de la mécanique.
DB-Panhard twin-engine
DB-Panhard twin-engine, 1952 : étonnant projet à quatre roues motrices et bi-moteur. Un moteur Panhard de 750 cm3 par essieu assurait la transmission intégrale. Ce qui était parfait sur le papier ne fonctionna jamais correctement en pratique et cette voiture ne couru jamais.
Sacha-Gordine
Sacha-Gordine, 1952 : producteur de cinéma et passionné de sport automobile, Sacha Gordine se lança dans la construction d’une Formule 2. Le projet fut dévoilé début 1953 et Gordine annonçait même la création d’une version 2.5 l pour 1954. Mais suite à des problèmes financiers, la Sacha Gordine ne fut jamais terminée.
MSM-Lancia
MSM-Lancia, 1952 : construite par Mauritz von Strachwitz mais qui ne l’a jamais conduite en grand prix pour cause de… suspension de permis de conduire !
EMW Monoposto
EMW Monoposto, 1953 : Apparue une seule fois en 1953 lors de la dernière course de Formule 2 race à Bernau en Allemagne. Elle a continué sa carrière en 1954 les Formule 2 n’étaient plus autorisée en championnat du monde de Formule 1.
GVB F2
GVB F2, 1953 : Bobby Kohlrausch avait l’intention de courir avec cette voiture issue de la Formule 2 quand le championnat de F1 autorisait ces modèles. Malheureusement, il décéda d’une crise cardiaque avant qu’il ne puisse mener à bien ce projet.
Guidobaldi
Guidobaldi, 1953 : voiture révolutionnaire construite avec un moteur d’avion 2 temps aux 8 cylindres disposés en étoile.

 

Alfa Romeo 160 de 1954
Alfa Romeo 160, 1954 : voiture révolutionnaire en forme de cigare conçue pour la nouvelle réglementation F1 de 2.5 litres. Le moteur 12 cylindres à plat propulsait les 4 roues et le pilote était assis derrière le différentiel.
Honda RA270 de 1963
Honda RA270, 1963 : voiture d’essais précédant la première vraie F1 de Honda. Son nom de code viendrait du désir de Soichiro Honda d’extraire 270 chevaux du 12 cylindres de 1500 cm3 placé transversalement.
Khadi-8 de 1967
Khadi-8, 1967 : voiture russe carrossée, dotée d’un moteur 8 cylindres de 1974 cm3 développant 340 chevaux. La voiture a battu des records nationaux avant d’être sérieusement endommagée en compétition.
BRM P142
BRM P142, 1969 : elle aurait dû être la première monoplace à effet de sol. Mais le limogeage de son concepteur Peter Wright condamna la monoplace et entraîna la disparition de BRM. Peter Wright rejoignit Lotus et ses idées révolutionnaires influencèrent grandement la fameuse Lotus 78 puis la 79 qui remportera le championnat du monde des constructeurs.
Matra MS X
Matra MS X, 1972 : la fin de la saison 1972 marquait le retrait de Matra des grands prix pour se concentrer sur l’endurance. Matra garde pourtant une cellule de veille en même temps qu’elle entretient des contacts étroits avec l’équipe Ligier ainsi que le team Shadow de Don Nichols. En 1975, elle étudie même un retour en tant qu’écurie à part entière avec un projet nommé MS X. Mais cette voiture de dépassera pas le stade de maquette, comme le montre la photo.
Bizzarrini
Bizzarrini, 1974 : au salon automobile de Turin, le célèbre designer Giotto Bizzarrini présente cette étude de F1… qui ne verra jamais le jour, faute de financement annulé à cause de la crise du pétrole.

 

Maki F101C de 1975
Maki F101C, 1975 : voiture japonaise propulsée par un V8 Cosworth DFV. Cette F101C ne s’est jamais qualifiée en 5 tentatives avec Hiroshi Fushida et Tony Trimmer.
Marinho
Marinho, 1975 : l’équipe Marinho a été lancée par Bravo Marinho avec l’ingénieur José Megre et Joao Pereira à la mécanique. La formation portugaise doit débuter en F1 dès 1975 avec le soutien de la Banque Intercontinental Portugaise mais le projet avorte quand la BIP est nationalisée suite à la révolution. Les débuts de la Marinho-Cosworth sont reportés au Grand Prix de Belgique 1977… mais la voiture ne sera jamais construite.
March-Cosworth 2-4-0
March-Cosworth 2-4-0, 1977 : Voiture à six roues à double essieu arrière conçue par Wayne Eckersley. Le projet a été abandonné suite à d’énormes ennuis de transmission insolubles.
Ferrari 312T6
Ferrari 312T6, 197 7: une Ferrari 312T2 a été dotée de roues doubles à l’arrière. Essayée par Niki Lauda et Carlos Reutemann à Fiorano qui n’ont pas du tout aimé…
Apollon-Cosworth
Apollon-Cosworth, 1977 : tentative ratée du pilote Suisse Loris Kessel de prolonger la vie d’un châssis de Williams FW03 datant de 1974. Le châssis aluminium a été détruit lors d’un essai.
Lotus 88
Lotus 88, 1981 : cette monoplace à double châssis, l’un pour la carrosserie, l’autre pour l’ensemble mécanique, devait compenser la disparition des wing-cars décrétée par la FIA en 1980. Malheureusement, à la vue de son énorme potentiel, elle était une seconde plus rapide que les autres monoplaces, ses concurrents portèrent plainte auprès de la FIA et la 88 fut bannie avant même de pouvoir courir…
rombo f1
Rombo, 1981 : Rombo faisait partie des plus grands magazines italiens spécialisés. C’est alors que surgit en 1981 une F1 baptisée du même nom que la revue, inspirée par quelques journalistes enthousiastes et techniciens passionnés. Des dessins sont publiés dans le magazine, montrant une machine au design classique et rationnel. On retrouve sous le capot un V8 Cosworth. Faute de commanditaire, la Rombo ne verra hélas jamais le jour.
Ekström GP 86-01
Ekström GP 86-01, 1986 : monoplace suédoise dessinée par Dave Kelly, la voiture devait être propulsée par le V6 turbo Motori Moderni avec des débuts prévus pour le Grand Prix de Saint-Marin. Fulvio Ballabio, Mauro Baldi et Philippe Alliot furent approchés pour la piloter mais Cecilia Ekström, l’initiateur de ce projet, se retrouva rapidement à court d’argent et cette aventure s’arrêtera prématurément.
Minardi-Subaru M189
Minardi-Subaru M189, 1989 : oui, Subaru a tâté de la F1 mais dans des conditions déplorables. Ce moteur n’était même pas conçu par le constructeur japonais mais par Motori Moderni. C’était un 12 cylindres à plat de 3.5 litres, greffé dans une Minardi avant de se retrouver dans une Coloni. Ce fut un échec total, la voiture ne parvenant même pas à se qualifier en cinq tentatives.
Trebon
Trebon, 1989 : l’ingénieur canadien Norbert Hamy, avec des fonds d’origine japonaise, envisage de se lancer en Formule 1 à la fin des années 80. Le châssis doit être produit par Mitsubishi Rayon Company et un moteur Judd V10 doit le propulser. Richard Lloyd est même engagé comme team manager mais le projet va rapidement s’arrêter faute de moyens.
Reynard-Yamaha
Reynard-Yamaha, 1992 : c’est cette année que Reynard décide de s’engager en Formule 1 avec sa propre équipe. La monoplace est dessinée par l’ingénieur australien Malcolm Oastler et motorisée par un moteur Yamaha V12. Mais les sponsors ne se bousculent pas au portillon pour financer l’écurie et Reynard choisira finalement de se rabattre sur le CART américain, nettement plus rémunérateur. La majorité de l’équipe ira chez Benetton, Yamaha propulsera les Jordan tandis que le projet inspirera la Pacific de 1994, énième ratage vu en Formule 1.
Bravo S931
Bravo S931, 1993 : écurie espagnole, Bravo devait disputer la saison 1993. A cet effet, l’ex-pilote Minardi Adrian Campos est pressenti pour tenir le rôle de team principal. Jordi Gené et Nicola Larini doivent piloter la Bravo S931 qui n’est en fait qu’une Andrea Moda conçue par Nick Wirth et sa société Simtek. Une maquette est présentée en présence de Jordi Gené, preuve du sérieux apporté au projet. Il sera finalement abandonné après le décès inopiné de Jean Mosnier qui devait financer l’équipe.
Trebron-Judd
Trebron-Judd, 1993 : projet japonais dirigé par l’ingénieur canadien Norbert Hamy. Le châssis devait être construit par Mitsubishi Rayon tandis que l’aérodynamique était passablement novateur.
Ikuzawa HW001
Ikuzawa HW001, 1994 : voulue par l’ancien pilote de Formule 2 et Formule 3 Tetsu Ikuzawa, cette voiture ne dépassa pas l’état de maquette et de plans. Pourtant, tout était prêt et Peter Windsor avait été enrôlé comme team manager tandis que l’ingénieur argentin Enrique Scalabroni était nommé au poste de directeur technique. Kenny Bräck et Gil De Ferran étaient les pilotes pressentis pour étrenner les HW001 qui devaient débuter en 1994. Stewart Grand Prix, écurie apparue en 1997, aurait même racheté et utilisé les plans de cette monoplace.
Lotus 112
Lotus 112, 1995 : la 112 devait disputer la saison 1995. La monoplace est en soufflerie malgré les difficultés financières de l’équipe. Elle est conçue autour du V10 Mugen-Honda et arbore d’innovantes suspensions à poussoirs ainsi qu’un nez en flèche. Mais voyant que la santé de l’écurie ne s’améliore pas, David Hunt le propriétaire, décide d’arrêter les frais à la fin 94. L’équipe Lotus passera un accord technique symbolique et ridicule avec Pacific Grand Prix l’année suivante, accord qui ne donnera rien, comme c’était à prévoir.
lola-t9730
Lola-Ford T97/30, 1997 : Lola Cars a tenté de construire une voiture de F1 en seulement deux mois mais l’argent de MasterCard n’est jamais arrivé et la voiture n’a pas réussi à se qualifier lors de son seul grand prix.
Tom's AF3
Tom’s AF3, 1995 : écurie faisant courir les Toyota officielles en compétition, notamment en endurance et en Formule 3, Tom’s projette une arrivée en F1 à l’horizon 1995. Frank Coppuck, neveu de Gordon et père de la Pacific PR02, dessine, sous la direction de Hiroshi Fushida, une monoplace qui doit accueillir un V8 Cosworth dans l’attente d’un V10 conçu par Toyota. Mais ce dernier n’ira finalement pas en F1 et cette voiture, qui avait pourtant des résultats prometteurs au banc d’essais, restera à l’état de maquette.
Prost AP05
Prost AP05, 2002 : malgré d’énormes difficultés économiques, Prost Grand Prix poursuit le développement de son AP05 en vue de la saison 2002. La monoplace, dont il existe une maquette à l’échelle 1/2, passe en soufflerie. Elle doit être propulsée par un V10 Ferrari. La plupart des pièces sont homologuées mais l’AP05 ne disputera aucune course, l’écurie française étant mise en faillite avant d’avoir pu terminer cette monoplace
Asiatech A.001
Asiatech A.001, 2004 : en 2001 et 2002, Asiatech, basé dans les ateliers de Peugeot Sport en France, est chargé de l’entretien des moteurs V10 ex-Peugeot rebadgés afin de propulser respectivement Arrows et Minardi. L’entreprise asiatique acquiert un ancien bâtiment de Williams à Didcot en Angleterre et décide de lancer sa monoplace faite maison dessinée par Enrique Scalabroni pour la saison 2004. L’objectif est de vendre des voitures complètes à des petites écuries. Mais la banqueroute d’Asiatech à la fin 2002 empêchera cette A.001 de voir le jour.
Honda RA109
Honda RA109, 2009 : malgré le retrait du géant nippon en décembre 2008, la RA109 continue à être développée au Japon ainsi qu’en Grande Bretagne. La monoplace, très fine, n’est pas une copie de la Brawn-Mercedes qui sera championne du monde cette année-là. Selon des simulations réalisées par ordinateur, la Japonaise se serait montrée encore plus performante que son pendant anglais. Ce n’est rien de dire que Honda a manqué de clairvoyance en tant que constructeur…
Lola T99 30
Lola T99/30, 2009 : pour la saison 2009, Lola Cars répond favorablement à l’appel d’offres lancé par la FIA pour s’engager en F1. La T99/30 est conçue et la maquette passe dans la soufflerie de l’entreprise lorsque Martin Birrane, le PDG, décide de renoncer en voyant la tournure politique prise par les instances dirigeantes de la F1.
USF1 Type 1
USF1 Type 1, 2009 : présentée en grande pompe en février 2009, USF1 doit être la première équipe américaine engagée depuis le duo Beatrice/Haas en 1986. José Maria Lopez signe un contrat avec l’écurie de Peter Windsor et Ken Anderson. Mais les difficultés financières et les multiples retards vont pousser le team USF1 à déclarer forfait pour les premières courses de la saison 2010 avant d’arrêter définitivement. De la Type 1, il n’existe qu’une coque ayant servi à une séance de crash-test.

 

 

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