Succéder à la légendaire DS n’était pas évident et cette charge revenait à la CX qui, logiquement, était bien moins révolutionnaire que son aïeule. Elle reprenait la technique de la DS avec la fameuse suspension hydropneumatique et, bien moins glamour, les vieux 4 cylindres qui avaient commencé leur carrière sous le capot de la Traction.

La Citroën CX a décroché le titre de la Voiture de l’Année en 1975 et il est facile de voir pourquoi. Les juges ont été bouleversés par son style de vaisseau spatial, sa suspension hydraulique avancée, ses équipements divers et son dynamisme inattendu pour ses proportions généreuses. Son nom même résume la voiture, CX évoque le coefficient de pénétration dans l’air, en raison de la forme ultra pointue de la Citroën.

Cependant, alors que les collectionneurs ne jurent que par l’emblématique DS, la voiture qui lui a succédé est relativement tombée dans l’oubli malgré le fait qu’il s’agisse d’un véhicule plus performant. Au moment où le milieu de la voiture classique se penche enfin sur la CX, quelques unes de bonne qualité peuvent encore se trouver.

Trois types de moteur alimentaient la CX. Il y eut d’abord, les moteurs à essence de Citroën repris de la DS, qui comprenaient des unités de 1985 cm3, 2175 cm3 et 2347 cm3. Le dernier cité a été porté plus tard à 2473 cm3. Correctement entretenu, ces moteurs ont une durée de vie incroyablement longue, ils survivent facilement à la carrosserie de n’importe quelle voiture, pouvant atteindre presque 500 000 km.

Le second type de moteur, entièrement en alliage et conçu par le groupe PSA à Douvrin, a été introduit avec des unités de 1995 cm3 en 1979, puis de 2165 cm3 en 1985. Ils sont plus puissants et plus économiques que les précédents, mais ils sont moins endurants mais ils n’en conservent pas moins une belle longévité, tant que la courroie de distribution est remplacée tous les 65 000 km, ou tous les cinq ans. Notez que ces mécaniques ont été également utilisées par Renault, notamment sur la Renault 20.

La dernière famille de moteurs est celle des diesels, en commençant par le bloc 2.2 litres disparu en 1978. Vous avez davantage de chance de trouver l’unité de 2.5 litres qui peut généralement durer 240 000 km si l’huile a été changée tous les 8 000 km environ.

Cependant, le plus commun des moteurs demeure le turbodiesel, plus spécifiquement les éditions Turbo 1 et Turbo 2. Le premier offre 95 chevaux alors que le second à intercooler développe une puissance de 120 chevaux et une bonne dose de couple. Les deux unités peuvent souffrir d’une culasse fissurée, des signes qu’il vous faut chercher attentivement en cas d’achat.

La seconde unité, connue sous l’appellation DTR Turbo 2 produite entre 1987 et 1990, peut souffrir d’un bloc poreux. Le symptôme est une utilisation excessive d’eau mais il est difficile de vérifier cela à partir d’une seule inspection. De plus, l’eau peut être utilisée à travers un radiateur qui fuit, un tuyau de liquide de refroidissement ou un joint de culasse qui a exposé et qui doivent tous être vérifiés.

Les CX d’avant octobre 1980 ont eu tendance à rouiller dès leur sortie d’usine, les voitures construites les années suivantes étaient peintes et traitées pour la rouille bien plus efficacement et ont tendance à durer plus longtemps. Même ainsi, vous feriez bien de trouver une CX qui n’a pas été attaquée par la rouille.

Les ailes soudées pourrissent et le remplacement est compliqué. Vérifiez autour des lèvres de la roue car les arrières sont particulièrement sujettes à la rouille. Les piliers du pare brise pourrissent, de même que les fonds de la porte, le bord d’attaque du capot, les palettes surtout à l’avant et les seuils intérieurs et extérieur. Le sous châssis arrière est rivé aux longerons vers l’arrière du plancher et le remplacement est un travail énorme qui n’est pas financièrement viable.

1974 : la CX est annoncée en France.
1976 : lancement de la LWB break 2000 Safari aux côtés de la 2400 également en version LWB Prestige et premiers diesels badgés 2200 D.
1977 : toutes les éditions 2400 sont dotées d’une boîte cinq vitesses et la Familiale arrive, un break avec trois rangées de sièges. La GTi fait également son apparition avec un moteur 2.4 litres à injection.
1978 : le 2.5 litres diesel remplace l’ancienne unité 2.2 litres.
1979 : les modèles Reflex et Athena remplacent la 2000.
1982 : les voitures sont désormais badgées 20 et 25 au lieu de 2000 et 2500.
1983 : la gamme 25 DTR turbodiesel arrive avec une boîte cinq vitesses. Il existe également une version injection de 2473cc pour la 25 TRI Safari break, la 25 IE Familiale break sept places et 25 GTi, une CX à empattement long.
1984 : la 25 GTi Turbo dispose d’un moteur de 2473cc de 168 cv 2473cc avec une boîte cinq vitesses.
1985 : la Series 2 est commercialisée avec ses pare chocs colorés, un intérieur redessiné et une hauteur de caisse réglable électroniquement.
1986 : la GTi Turbo 2 fait ses débuts avec un intercooler et 168 chevaux.
1987 : la 25 DTR 2 succède à la DTR en berline ou Safari avec une version intercooler 2.5 litres diesel. Les 22 RS Safari et Familiale remplace la 20 break, animée par un moteur 2175cc de 115 chevaux. Toutes les voitures 2.5 litres disposent d’un ABS de série.
1989 : la gamme break est ralentie et la version berline est supprimée pour faire place à la XM.
1990 : seules sont produites les CX faisant l’objet d’une commande spéciale, la dernière voiture étant construite en 1991.

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