Pas de sexe, pas de drogues, pas d’outrage à la religion ou aux politiques. Lorsqu’il s’agit de valider des applications pour smartphones Apple ou Android, les critères sont stricts et la censure courante.

Certaines applications ont défrayé la chronique ces dernières années. On se souvient notamment en 2011 de l’appli Juif ou pas juif qui permettait aux possesseurs d’iPhone ou d’iPad d’interroger une base contenant les noms de plus de 3 000 personnalités pour savoir si celles-ci avaient des origines juives ou non. Face à la polémique, son créateur Johann Levy avait retiré l’appli de l’AppStore en France mais l’avait maintenu à l’étranger, en doublant même son prix. En 2011, Apple avait aussi validé l’application de Exodus International, une organisation chrétienne voulant aider les gays à se libérer de l’homosexualité. Face au tollé, la marque à la pomme avait finalement supprimé cette application anti-gay de son catalogue.

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Bomb Gaza compte parmi les dernières applications supprimées de Google Play & Facebook après une importante polémique. On comprendra facilement pourquoi. Le jeu voulait que le joueur, un pilote israélien, mène des raids aériens sur la bande de Gaza, sur fond d’hymne israélien, sans tuer de civils. La charte de Google Play prévoit de retirer tout contenu incitant à la haine ou à la violence. En plein dans le mille mais c’est surtout les marques d’indignation des internautes qui ont influencé Google en ce sens. © Capture Bomb Gaza

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Il fut un temps où dans ce jeu ultrasexiste il était possible de tenir en laisse son petit ami ou de le gifler si toutefois il laissait traîner ses chaussettes. Pire, d’électrocuter le vilain en cas de grosse bêtise. Cette violence domestique virtuelle n’a duré qu’un temps. Apple a censuré le jeu Boyfriend trainer, du développeur Games2win, qui voyait le personnage principal, une fille, tenter de faire de son chéri l’homme idéal en usant de tous les moyens. Cela n’a pas plu à tout le monde… et on se demande bien pourquoi ! © Capture Boyfriend trainer
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On ne plaisante pas avec la politique à Cupertino. Dans un premier jeu, Barack Obama et d’autres personnalités politiques, dont Bill Clinton qui peut jouer sans pantalon, sautaient sur un trampoline pour attraper des ballons. Apple n’a pas trouvé ça drôle. L’application Obama trampoline a été refusée dans l’AppStore sous prétexte qu’elle ridiculisait les hommes politiques. Il est vrai qu’ils n’ont pas besoin d’une application pour ça ! My shoe a connu le même traitement. Dans ce jeu, il fallait lancer le plus vite possible une chaussure dans la figure de George W. Bush. Les joueurs auront dû se trouver un autre défouloir que cette tête à claques… © Capture Obama trampoline
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Tapez Baby shaker dans la barre de recherche d’AppStore, vous trouverez Bébénom et bien d’autres applications mais certainement pas celles dont le principe consiste à secouer son iPhone, en l’occurrence son enfant pour qu’il cesse de hurler et ce jusqu’à ce que deux croix rouges apparaissent sur ses yeux, en un temps record bien sûr. Le jeu avait pourtant été validé en première intention. Il a été retiré suite à des plaintes d’associations. Dans le même goût, Bébé dans le congélateur a été refusé. On se demande bien pourquoi… © Capture Baby Shaker
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Dans Ass Hunter, il s’agissait de se mettre dans la peau d’un chasseur partant en safari contre des pédés à poil et d’en abattre un maximum. En cas d’échec, les gays restant violaient alors votre personnage. Forcément, face à l’indignation d’associations de lutte contre l’homophobie, Google a cédé et supprimé Ass Hunter de la liste des jeux disponibles dans son magasin. Il avait déjà été téléchargé plus de 10 000 fois en quelques jours et existait depuis des années en tant que jeu Flash. Evidemment, pas moyen d’aller casser du pédé sur l’AppStore. © Capture Asshunter
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Pas de sexe, pas de drogues sur l’AppStore, pas même quelques pieds de marijuana. Sur Weed Firm, Ted le jardinier était censé cultiver de l’herbe, la regarder pousser, la commercialiser. Le jeu a rencontré un succès fulgurant, caracolant en tête des jeux de sa catégorie. Trop de succès n’aurait pas plu à Apple. Manitoba Games est revenu dernièrement sur la boutique de téléchargement de la marque à la pomme avec Tea Firm, sur le même principe, avec le même Ted. Cela passe mieux comme ça… © Capture Weed firm
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Apple ne pouvait pas laisser passer. Phone Story montre le côté obscur de l’iPhone et des produits de la marque américaine. Made in China, exploitation dans les mines du Congo, obsolescence programmée sont dénoncés via cette application ludique comptant quatre petits jeux colorés. Les personnages incarnent des mineurs africains, qui doivent ensuite tenter de sauver du suicide les employés qui assemblent les pièces. Non, Apple n’a pas aimé et on se demande bien pourquoi. © Capture Phone story
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La guerre civile en Syrie ne se déroulera pas sur le terrain de la firme de Cupertino. Apple a refusé d’héberger Endgame : Syria, un jeu simulant le conflit syrien, sur sa plateforme de téléchargement pour mobiles et tablettes. L’idée pour le joueur consiste à explorer les différentes options qui s’offrent aux rebelles, quelles unités déployer etc. L’argument de l’Américain : il refuse de valider toute application ciblant uniquement une race, une culture, un véritable gouvernement ou une véritable société, ou toute autre entité réelle. © Capture Endgame Syria
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Pour 1.99 $, on pouvait suivre le fil Twitter de l’organisation et consulter les télégrammes diplomatiques par l’intermédiaire de la presse. Wikileaks App n’aura pas fait long feu sur la plateforme de téléchargement d’Apple. L’application ne respectait ni les consignes destinées aux développeurs ni les lois locales selon la marque à la pomme. © Capture Wikileaks
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Inutile de chercher AppGratis sur l’Apple Store, supprimée elle aussi, malgré l’intervention de la ministre de l’Économie numérique d’alors, Fleur Pellerin. L’application permettait de découvrir chaque jour, pendant 24 heures, une nouvelle application habituellement payante. Pour bannir le service de la jeune société française, le géant américain a cette fois avancé le fait qu’il concurrençait d’une part sa propre boutique et a argué d’autre part l’utilisation d’AppGratis par son développeur à des fins promotionnelles. © Capture AppGratis
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Google s’en félicite : Vous ne trouverez jamais cette application sur AppStore. Il y a peu de chances en effet, notamment en raison des critères de validation concernant les animaux. KG dog fighting y a été interdit. Dans ce jeu interactif, il s’agit d’élever un chien, de le nourrir et de l’entraîner au combat pour en faire le meilleur animal d’attaque. © Capture KG dog fighting
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Celle-ci ne pouvait pas passer. L’application Girls around me, éditée par un développeur russe, permettait de géolocaliser des femmes en fonction du lieu où se trouvait son utilisateur et des données que ces dernières avaient fournies via les réseaux sociaux par exemple. Ces informations étaient passées à la moulinette puis le portrait des filles les plus proches apparaissait sur une carte. Girls around me a été logiquement caviardée. © Capture Girls around me
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Pour être stupide, Send me to heaven ou S.M.T.H. est bien stupide. Ses utilisateurs peuvent s’amuser à jeter leur téléphone en l’air, dans le but de l’envoyer le plus haut possible, sans le casser puis de battre leur record, de se mesurer à d’autres adeptes… Les équipes de Steve Jobs ont considéré que ce jeu dit de sport encourageait des comportements qui pourraient causer des dommages à l’appareil de l’utilisateur, ce qui n’est pas faux. La question ne s’est en revanche pas posée pour les smartphones Android car Google Play a validé. D’ici à dire que les iPhone sont fragiles… © Capture Send me to heaven
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Tawkon mesure la quantité quotidienne d’ondes électromagnétiques à laquelle sont soumis les utilisateurs de smartphones. L’application se met automatiquement en marche lorsque le téléphone sonne et donne l’alerte en cas d’excès. La technologie utilisée analyse les niveaux d’absorption de l’appareil mobile, sa position géographique, les conditions environnementales et son usage. Chez Google, pas chez Apple qui craignait d’alimenter la paranoïa ambiante. © Capture Tawkon
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Pékin a eu gain de cause auprès d’Apple. L’application FreeWeibo permettait l’accès à des micro-blogs censurés par les autorités de l’empire du milieu. Elle a été retirée de la plateforme chinoise. FreeWeibo permettait à ses utilisateurs d’accéder aux messages sensibles de Weibo, le pendant chinois de Twitter. L’application reste cependant téléchargeable depuis les autres pays et heureusement pour les Chinois, il y a FireChat. © Capture Freeweibo
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La compagnie de Steve Jobs ne pouvait évidemment pas cautionner ça même si le créateur d’ISnort arguait la performance artistique. Cette appli est le parfait simulateur de prise de rails de cocaïne. Pour jouer avec l’application, disponible sur www.theisnort.com et simuler l’action de sniffer, il suffit d’avoir un iPhone sous la main, une carte bancaire et un billet. Une fois lancée, l’application fait apparaître un paquet de coke qu’il suffit de répartir en plusieurs rails avec sa carte sur l’écran du téléphone. Reste à mimer la prise avec le billet… © Capture Isnort
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1. Choisis ta religion, 2. Fais une photo, 3. Sois un saint ! Facile de le devenir. Me so holy, très rapidement banni par Apple, permettait d’associer son portrait au corps du pape ou d’une bonne sœur. Il existait une variante qui permettait d’ajouter sa tête sur un corps d’animal. L’application de montage vidéo humoristique a été éjectée pour outrage à la religion. On ne badine pas avec ça non plus. © Capture Me so holy
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Il avait d’abord été approuvé puis supprimé de l ‘AppStore cinq jours après sa sortie, avant de revenir sous une forme édulcorée le 2 octobre dernier parce qu’on ne touche pas aux animaux. Pour satisfaire aux exigences d’Apple, les petites bêtes de Kawaii Killer, appelé maintenant Plushy Edition pour la version soft ont été remplacées par des peluches diaboliques. Le principe du jeu, dont la philosophie se situe entre Hello Kitty et Mortal Kombat, développé par le studio lyonnais Tabemasu Games, reste le même, les éliminer, sachant que chacune est particulière et doit être détruite d’une manière précise. © Capture Kawaii Killer
10005814-plus-d-applis-pour-pirate-bay-sur-google-play
Il semblerait que The Pirate Bay revienne en février. En attendant, toutes les applications dédiées au site de partage de fichiers torrent comme Pirate Bay Proxy,téléchargée plus de 900 000 fois et Mirror par exemple, proposant des navigateurs optimisés pour passer outre le blocage du site, ont été supprimées par Google Play. La raison invoquée : la violation de la propriété intellectuelle et le contournement des conditions d’utilisation. © Capture Pirate Bay
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Je suis riche et j’en suis fier, ça c’est la vie, ça c’est super. Voilà ce qui apparaissait sur l’écran d’accueil de l’application I am rich. Ou un rubis étincelant, au choix, pour 999 $. Ce qui n’était ni plus ni moins qu’un fond d’écran et une calculatrice a disparu de l’Apple Store sans commentaire avant de revenir en version light à 7€. Une belle arnaque selon certains utilisateurs qui ont toujours la possibilité de se rabattre sur I am poor, à 0.99 €. Au départ, celle-ci affichait un paquet de nouilles sur fond d’écran. © Capture Iamrich
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Popcorn Time ne sera resté en ligne que quelques jours sur Google Play. L’application pour Android n’est maintenant accessible que depuis des boutiques mobiles alternatives. Elle permettait de regarder à partir d’un puissant moteur de recherche n’importe quelle vidéo en streaming depuis son smartphone. Le service donnait accès à tous les films illégaux disponibles sur tous les sites de partage. © Capture Popcorn Time
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XIII, Blake et Mortimer et d’autres nombreuses BD ont dû être rayées de la liste. Izneo, qui édite une appli permettant de télécharger des bandes dessinées sur l’AppStore a eu 30 heures pour faire le ménage à la demande d’Apple qui juge certaines images trop pornographiques. Elle a ainsi dû retirer quelque 1 500 BD sans quoi Izneo voyait son application purement et simplement supprimée. © Capture Izneo
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Maintenant que les nus sont pixelisés et vêtus de sous-vêtements, la pilule passe mieux pour Apple. L’application Papers, please, disponible sur toutes autres plateformes, a été censurée pendant des années par le puritain Californien. Un garde, qui officie à l’entrée du pays, est chargé du contrôle des papiers d’identité et de s’assurer que de potentiels terroristes ne passent pas la frontière. © Capture Papers please

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