C’est le titre du livre Eric Surdej, un français qui aura dix ans chez la filiale française de l’entreprise coréenne LG. Le management qu’il a subi/supporté est édifiant. Voici quelques extraits.

« Nous accueillîmes le patron à l’aéroport selon un protocole aussi méticuleux que l’agenda. Après les salutations d’usage, Mr. Moon lui prit sa valise car un haut dirigeant de LG ne porte jamais lui-même ses affaires, ce serait un déshonneur. »

« Les Coréens ont saisi une réalité qui nous paraîtra dérisoire alors qu’elle est essentielle : dans une entreprise, toute tâche peut être découpée jusqu’à un niveau de détail quasiment infinitésimal, ce qui rend chaque étape d’un processus quantifiable et mesurable, y compris le geste de base qui dure quelques secondes. Le temps de vissage d’un boulon sur une tôle ou le nombre de secondes mises à décrocher un téléphone sont des exemples. »

 

« Un Coréen est toujours joignable sur son téléphone avec une rapidité étonnante. Il est toujours joignable sur son poste fixe, preuve qu’il se trouve bien à son bureau. Il décroche dès la première sonnerie, montrant sa disponibilité aux demandes d’un supérieur. »

« Partir à la cantine au-delà de 12h10 relève de cas exceptionnels. Le tout ne dure qu’une vingtaine de minutes. Il est exclusivement animé par l’échange d’informations utiles au travail : chiffres, renseignements sur les produits, consignes de la hiérarchie. Ensuite, une courte marche digestive permet aux fumeurs et les Coréens le sont souvent, de griller une ou deux cigarettes. Pendant le repas comme la promenade, les groupes respectent l’ordre hiérarchique car on se mêle entre cadres de rangs différents que si un cadre supérieur vous le demande. A 12h40, tout le monde est prêt pour la reprise du travail, lequel se poursuit jusqu’à 18 heures. Heure qui ne marque pas le moment du départ, mais la seconde coupure de la journée : le dîner à la cantine. »

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