Le laboratoire chinois au centre des soupçons sur les origines de la pandémie de coronavirus a obtenu un brevet pour des cages pouvant contenir des chauves souris vivantes à des fins de test quelques mois seulement avant que le virus ne commence à se propager dans la ville chinoise de Wuhan. Cette révélation survient après que l’Organisation Mondiale de la Santé ait soutenu la semaine dernière la ligne politique de Pékin, affirmant qu’une fuite du virus de l’institut était « hautement improbable tout en donnant foi aux théories selon lesquelles le virus était entré dans le pays via de la viande congelée.

L’équipe comprenait Peter Daszak, un zoologiste d’origine britannique dont l’organisation EcoHealth Alliance a étudié les virus transmis par les chauves souris avec des scientifiques du laboratoire de Wuhan pendant 15 ans et qui a catégoriquement nié que les chercheurs gardent les mammifères pour les tests. Il a cependant été établi que l’Institut de Virologie de Wuhan a déposé une demande en juin 2018 pour breveter des cages d’élevage de chauve souris qui seraient capables d’avoir une croissance saine et se reproduire dans des conditions de vie artificielles. Le brevet a été accordé en janvier 2019, 11 mois avant que Pékin ne rapporte les premiers cas de coronavirus dans la ville de Wuhan… à quelques kilomètres de l’institut.

Un brevet distinct, déposé par l’institut le 16 octobre 2020, concerne la méthode d’élevage artificielle de la chauve souris sauvage. Ce brevet traite de la transmission interspécifique du SRAS-CoV de la chauve souris à l’homme et à d’autres animaux et dit en substance que les chauves souris infectées par le virus naturellement ou artificiellement n’ont pas de symptômes cliniques évidents et le mécanisme d’infection est inconnu.

Répondant à la question de savoir si les chercheurs gardaient des chauves souris vivantes, Peter Daszak a tweeté en avril de l’année dernière que les chercheurs ne gardent pas les chauves souris, ni ne les tuent. « Toutes les chauves souris sont relâchées dans leur milieu naturel après l’échantillonnage. C’est une mesure de conservation et c’est beaucoup plus risqué en termes de propagation de maladies que de les tuer ou d’essayer de les garder dans un laboratoire. »

En décembre 2020, il a semblé répéter cette affirmation en déclarant que les laboratoires avec lesquels il travaillait depuis 15 ans, comme celui de Wuhan, « n’ont pas de chauves souris vivantes ou mortes. Il n’y a aucune preuve que cela s’est produit. » La culture du secret avec lequel le gouvernement chinois a enveloppé l’institut rend difficile d’établir dans quelle mesure les brevets ont été utilisés en pratique mais une biographie en ligne des travaux du laboratoire indique également que les chercheurs ont la capacité de garder 12 cages à chauves souris côtoyant 12 cages pour furets.

Magasin à Wuhan

La première semaine de février 2021, Peter Daszak, qui a fait face à de vives critiques sur ses recherches et ses liens de financement avec le laboratoire de Wuhan, a également pris pour cible les renseignements américains qui ont souligné qu’une fuite de laboratoire était la source « la plus crédible de propagation du virus, selon les termes du département d’état américain. Peter Daszak faisait partie de l’équipe d’enquête de l’OMS qui a pesé de tout son poids derrière les tentatives du gouvernement chinois de dégager toute responsabilité dans la propagation du virus. Leurs conclusions reposaient sur des entretiens avec le personnel du laboratoire… qui entretient des liens étroits avec l’armée chinoise.

Un journal a révélé l’année dernière que l’OMS avait autorisé la Chine à examiner les scientifiques participant à l’enquête en nommant Peter Daszak dans son équipe de dix personnes, malgré le financement occulte du chef de la charité britannique pour la recherche sur les virus de chauve souris au laboratoire de Wuhan, arrêté pour des raisons de sécurité, excuse servie régulièrement en Chine.

Le brevet de cage à chauves souris contient de nombreux détails sur les conditions d’alimentation, d’abreuvement et de reproduction, indiquant que les animaux sont capturés au besoin et libérés après que l’échantillon requis ait été prélevé ou temporairement élevés pendant un certain temps.

Marché de Wuhan

En novembre 2019, au moment où les services de renseignement américains signalent une potentielle épidémie de Covid-19 aux autorités chinoises, le laboratoire de Wuhan a déposé un brevet pour un dispositif permettant de traiter les blessures subies lors de l’utilisation de virus pathogènes dans un laboratoire de biosécurité. Les chercheurs qui ont déposé le brevet travaillent à l’Institut de Virologie de Wuhan depuis plus d’une décennie, dont un scientifique impliqué dans l’étude des coronavirus chez les chauves-souris.

Le dispositif de garrot spécialisé, conçu pour s’enrouler autour du doigt d’une personne qui saigne lors d’un accident de laboratoire de virologie, semble être le seul parmi plusieurs centaines de brevets accessibles au public concernant le traitement des blessures. Charles Small, un consultant en intelligence open source qui a étudié les origines du virus et découvert les brevets, a déclaré, « « L’Institut de Virologie de Wuhan décrit la capture de chauves souris sauvages dans des grottes de montagne et leur élevage dans leurs cages brevetées pour les utiliser comme modèles animaux lors d’expériences scientifiques. Ils mentionnent avoir infecté artificiellement les chauves souris avec des virus. L’institut a également déclaré des cages à furets et à lapins. » Il devient de plus en plus clair que l’enquête de l’OMS n’était pas adaptée à son objectif et ce dont le monde a besoin, c’est que le Parti communiste chinois se montre franc et dise la vérité sur les origines de Covid-19. Autrement dit, le monde peut attendre.

Marché de Wuhan
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