À sa sortie en 1995, la Renault Megane avait la responsabilité de remplacer une Renault 19 produite à quelques 6 millions d’exemplaires. La 19 avait marqué une véritable évolution pour le Losange. Finition, prestations globales et même fiabilité, elle était parvenue à redorer le blason d’un constructeur qui, sous la direction de Raymond Lévy depuis 1986, s’était engagé à modifier en profondeur son image sur le plan de la qualité. Du concept à qui elle doit son nom et qui fut dévoilé la même année que la 19, la Megane n’en retient pratiquement rien si ce n’est le style emblématique des années 90 tout en rondeur et en courbes appelé bio design. Le Megane Concept est par ailleurs le premier modèle dessiné sous la direction de Patrick Le Quément, nouvellement arrivé chez Renault, plus connu pour avoir superviser le dessin des Twingo et Spider et des plus controversés Avantime et Vel Satis. C’est aussi la première Renault de l’ère moderne dont le nom n’est pas un chiffre ou un nombre depuis longtemps.

Quelques années plus tard en 1995, sort le modèle de série. Plus affirmée que sa devancière, un peu moins sobre, elle en reprend le profil en le combinant aux artifices stylistiques de la Laguna. Si la Megane ne déchaîne pas les passions pour son dessin, elle sera quand même un succès et viendra rapidement s’imposer sur le marché français. Elle détrône rapidement la Peugeot 306 et parviendra même à se vendre plus que la Clio en 1997. Bien équipée, sûre, dotée de moteurs modernes, fiable car bâtie sur la plateforme de la 19 et en reprenant de nombreux éléments, elle propose aussi et surtout un vaste choix de carrosseries. Il y a aura la variante 4 portes appelée Megane Classic, le break en 1999 et surtout les modèles Coupé et Cabriolet qui ont toujours une belle cote d’amour. Bien sûr, la Megane a donné son nom au premier monospace compact de l’histoire, le Megane Scenic, voiture de l’année 1997 et symbole, comme les Twingo et Espace, du slogan voiture à vivre cher à la marque à l’époque.

Les versions RS apparaîtront avec la seconde génération, comme le cabriolet à toit en dur repliable. La dernière génération en date, la quatrième, se passe de version découvrable mais propose toujours une RS, ce qui ne sera plus le cas de la cinquième qui risque fort de passer à l’électricité, ce qui sera une autre histoire !

Tags: