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2012 Le 12 décembre 2012, ça y est, c’est la fin du monde. Pour y survivre, il faut être milliardaire et avoir acheté son billet pour les vaisseaux high-tech construits pour l’occasion… Ou alors s’appeler John Cusack, savoir courir plus vite qu’un avion qui s’apprête à décoller pendant qu’une explosion volcanique, plus intense que 40 bombes H, vous chauffe le fion. Bien sûr, il faut aussi savoir confier sa vie à un pilote amateur et se frayer un chemin entre les immeubles qui s’effondrent et le métro qui jaillit d’un sol projeté à 1 000 mètres. Même Chuck Norris en aurait des sueurs froides…
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Rabbi Jacob : avec son humour décapant et ses critiques en filigrane de toute forme de racisme, le film de Gérard Oury est entré définitivement dans le panthéon des comédies françaises. Scène mythique parmi les plus drôles du film, on se souvient de De Funès contraint de danser la freylekh devant toute la communauté juive de Paris. Mais comment parvient-il à effectuer la chorégraphie sans jamais l’avoir vue de sa vie ? Une sacrée incohérence qu’on pardonne bien volontiers à Oury : rire de si bon coeur n’arrive pas tous les jours…
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Gravity : Gravity a impressionné par son réalisme concernant le néant spatial. Cependant, le film n’est pas exempt de reproches. Des astrophysiciens ont ainsi déploré que les cheveux de Sandra Bullock ne flottent pas librement sur sa tête lorsqu’elle se retrouve en apesanteur. L’actrice ne porte par ailleurs qu’un top et un boxer sous son scaphandre, alors que les astronautes sont recouverts d’une espèce de justaucorps parcouru par des tuyaux servant au contrôle thermique. Enfin, lorsque George Clooney lâche la main de Bullock en pleine atmosphère, il s’en va comme happé par l’air. Dans la réalité, il aurait juste continué de flotter…

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Independence Day : Dans ce blockbuster catastrophe sorti en 1996, les Aliens surgissent pour envahir la Terre. Heureusement, le héros interprété par Jeff Goldblum décide d’implanter un virus informatique pour s’introduire dans l’ordinateur des extraterrestres et saboter leurs systèmes de défense. Là où le film opère un léger raccourci qui le qualifie pleinement dans la catégorie énorme invraisemblance, c’est que l’implantation du virus se fera depuis un simple ordinateur Macintosh qu’on imagine sous MacOS : la compatibilité avec le système extraterrestre est immédiate, il ne devait pas tourner sous Windows ou Linux.
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La Planète des singes : dans le remake de Tim Burton, on retient surtout la fin… Parce qu’il est, disons-le tout net, impossible de la comprendre. Diverses théories circulent bien sûr, mais après avoir étudié la plupart, il faut se rendre à l’évidence : cette fin est tout simplement illogique, impossible, incohérente… quel que soit le bout par lequel on la prend. Quelle est cette fin ? Le héros effectue un voyage dans le temps depuis la planète des singes vers la Terre, qu’il découvre régie désormais par les mêmes singes, pas leurs descendants hein, les mêmes, que ceux qu’il a quittés quelques instants plus tôt.
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Inception : inutile de s’attarder ici sur les nombreux débats soulevés par le film de Christopher Nolan, qui multiplie les subtils décalages par rapport à la réalité en entraînant ces personnages dans une série de rêves successifs. En revanche, on remarque dans Inception une invraisemblance que l’on retrouve dans la plupart des films d’action : les personnages principaux semblent avoir à leur disposition des armes d’un nouveau genre contenant un nombre de balles illimitées. Etonnant en effet de constater la quantité impressionnante de coups de feu tirés par Leonardo Dicaprio et son équipe sans les voir changer de chargeur.
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Indiana Jones et le temple maudit : bon nombre d’accidents sont évités comme par magie sur grand écran. C’est le cas notamment dans le second opus de la saga Indiana Jones, lorsque Harrison Ford se retrouve en compagnie de Jonathan Ke Quan et Kate Capshaw à l’intérieur d’un chariot dévalant à toute vitesse la pente d’une mine. Ils parviennent malgré tout à prendre des virages sans finir dans le décor et même à retomber comme par hasard sur les rails d’en face après un saut, avant de réussir à s’arrêter en douceur au bout des voies. Un classique qui permet également au bus conduit par Sandra Bullock dans Speed de franchir un pont coupé sur une autoroute en construction, sans s’écraser lamentablement contre l’autre bord.
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Les Incorruptibles : parfois, il faut avoir l’oeil pour repérer ces petites erreurs de continuité dans le scénario ou dans les accessoires qui n’empêchent pourtant nullement de profiter du film. C’est le cas par exemple avec Les Incorruptibles. Certains auront ainsi remarqué que la boîte d’allumettes sur laquelle le tueur a noté l’adresse de Malone (Sean Connery) est déjà bien entamée lorsqu’il se rend chez ce dernier. Or, quelques jours plus tard, pendant le procès d’Al Capone, Eliot Ness (Kevin Costner) retrouve cette fameuse boîte presque pleine ! Le tueur, qui fume comme un pompier, se serait-il entre-temps amusé à y recoller de nouvelles allumettes ?
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La Mémoire dans la peau : saga de films d’action se voulant hyper-réalistes, la trilogie consacrée à Jason Bourne est parfois tentée de falsifier un peu le décor pour privilégier le rythme soutenu du film. Dans le premier épisode, la course poursuite dans Paris est un vrai moment de bonheur pour les amateurs de sensations fortes. Et pour les Parisiens, un délice d’incohérences : Bourne descend la butte Montmartre par des escaliers sinueux pour se retrouver, le temps d’un virage, aux pieds du Louvre, rue de Rivoli, puis accélère sur les quais de la Seine. Super pratique lorsqu’il y a des bouchons dans la capitale !
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Mission : impossible. Le film de Brian de Palma (1996) est sans conteste une grande réussite, mais les dernières minutes avant la fin font preuve, disons, d’un certain laisser-aller. Aussi bien dans l’énormité de la scène d’action (rappelons que piloter un hélicoptère à la poursuite d’un Eurostar dans un tunnel, c’est encore plus difficile que de conduire une voiture sur une corde à linge avec les pieds) que dans l’invraisemblance du comportement des personnages : Claire (Emmanuelle Béart), la femme de Jim, trahit sans explication plausible son mari, lequel l’abat aussitôt au mépris de toute rationalité.
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Ocean’s Eleven. Ce film de Steven Soderbergh ne manque pas d’humour ni d’ingéniosité, c’est même sans conteste une référence du film de braquage. C’est certain, la bande d’Ocean préfère la classe et la nonchalance à la discrétion, n’hésitant pas à se montrer ostensiblement à la sécurité. Andy Garcia, censé savoir absolument tout sur son casino, ne semble pourtant pas au courant qu’une dizaine de types pas très clairs occupent la même suite, dans l’un de ses établissements. Et l’un d’eux, qui plus est, est l’ex de sa fiancée, voleur notoire et ancien taulard. Pas de doute que dans n’importe quel casino de Las Vegas, tous ces gentlemen cambrioleurs se feraient gentiment limoger de l’hôtel en moins de 10 minutes…
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Star Wars IV. Certes, La Guerre des étoiles n’a rien d’un documentaire sur les grands espaces intersidéraux, mais Lucas aurait quand même pu se renseigner un peu sur les lois de la physique. Qui dit vide spatial dit absence totale d’oxygène, donc absence totale de bruit, de flammes et d’explosion… Le plus incroyable cependant, c’est cette scène ubuesque de Star Wars IV où un Falcon atterrit dans un hangar ouvert sur l’espace, sans que personne ne soit aspiré ou ne manifeste le moindre problème de respiration.
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Hulk. L’Incroyable Hulk a toujours été un gros consommateur de fringues : à chaque fois que Bruce Banner devient le monstre vert que tout le monde connaît, il ne reste plus grand chose de ses vêtements. Sauf un. L’indéchirable caleçon résiste systématiquement : on imagine aisément pourquoi il est plus simple et plus pudique qu’il le garde, mais on ne peut pas s’empêcher de relever que tout ceci est, du point de vue du réalisme, un peu… culotté.
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Taxi 2. Quand il s’agit de faire rire, les réalisateurs ne rechignent pas à imaginer les situations les plus burlesques. Mais comment maintenir une intrigue crédible si tout est permis ? L’humour du premier volet, basé sur la désinvolture et le talent d’un chauffeur de taxi, s’efface totalement au profit de scènes complètement irréalistes… Le périphérique est un peu encombré ? Pas de problème, le taxi déploie ses ailes pour s’envoler. Un peu pressé ? Vous serez parachuté avec la voiture en plein coeur de Paris.
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La Chèvre. On y prête souvent moins attention dans les comédies, leur but premier étant de nous faire rire, mais les libertés prises avec la réalité y sont pourtant légion. Dans La Chèvre, François Perrin (Pierre Richard) lance ainsi une fausse alerte à la bombe dans un aéroport, afin de retarder le départ imminent de son avion. Quelques secondes plus tard, alors qu’il en informe son acolyte interprété par Gérard Depardieu, deux policiers viennent l’interpeller en lui demandant de le suivre. Ces derniers ont donc réussi en un temps record à stopper le départ de l’avion prétendument piégé, fouiller toutes les bagages qui devaient y être embarquées et mettre la main sur Perrin dans l’aéroport, à qui ils remettent d’ailleurs sa valise toute défoncée.
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Meurs un autre jour. Certes, on ne demande pas à un James Bond d’être un film réaliste, au contraire. Mais tout, dans ce James Bond de 2002, est tellement excessif ! Course-poursuite sur une banquise, suspense dans un avion en flammes, multiples James Bond girls se succèdent avec un seul oubli : le scénario. Morceau de bravoure dans la catégorie allez chiche, on le fait : la scène où Bond s’échappe de l’avion, celui qui est en flammes, en… hélicoptère…
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Le Transporteur 2. Etonnant tout de même que Le Transporteur ait pu avoir une suite. L’idée originale, un livreur de colis spécialisé dans le commerce inter-mafia se fait piéger, s’essouffle assez vite. Mais, comme bien souvent dans ce genre de film, c’est l’action que l’on recherche, l’important étant de voir Statham placer deux ou trois high-kicks derrière la tête d’un benêt armé jusqu’aux dents. Rassurez-vous, tout est fait pour lui faciliter la tâche : bien qu’en surnombre et en position de force, les balourds n’attaquent jamais ensemble, préférant s’avancer l’un après l’autre et prendre une dérouillée, bien sagement, chacun leur tour.
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Predators. Dans ce film, le 3e de la saga Predator, plusieurs personnages qui ne se connaissent pas entre eux sont parachutés, sans savoir ce qu’il leur arrive, sur une planète inconnue. Ils découvrent peu à peu que celle-ci tourne autour de deux soleils, et que les positions de ceux-ci ne changent pas. Donc qu’il ne fera jamais nuit. Bon, 30 minutes de film plus tard, ça n’empêche pas la nuit de tomber, comme sur notre bonne vieille planète. On soupçonnerait, dans les milieux autorisés, le réalisateur d’avoir fait exprès.
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Piège de Cristal. Dans le premier volet de la quadrilogie Die Hard, John McLane (Bruce Willis), flic de son état, passe beaucoup de temps dans une tour à éviter d’être tué par des terroristes. Vraiment beaucoup de temps. Il se retrouve bientôt seul, car les autres flics du film tombent, eux, comme des mouches dans les pièges tendus. Et McLane est blessé et pieds nus, lui. Il s’en sort pourtant, comme il se sort de la rocambolesque confrontation finale avec Hans Gruber (le grand méchant du film) avec toujours autant de panache, mais aussi toujours autant de défi aux probabilités.
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Mission to Mars. Mission to Mars est un très beau film, avec, au milieu, l’une des scènes les plus émouvantes qui soit. Personne n’a dit qu’elle devait être vraisemblable toutefois. Rappelons que nos astronautes en route vers Mars ont un petit problème technique et décident de quitter leur navette pour rejoindre un module déjà en orbite autour de la planète rouge. Comment ? Et bien à pied ou en tout cas l’équivalent du terme s’agissant du vide spatial. Pour donner une idée, c’est un peu comme décider de sauter d’un sommet de haute montagne à un autre avec un trampoline.
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Alien, la résurrection. Jean-Pierre Jeunet a brillamment réussi à apporter son univers glacial et angoissant à cette suite bien ficelée. Alien IV demeure un très bon film avec quelques scènes inoubliables. L’une d’elle est toutefois d’une incroyable invraisemblance : poursuivis par d’immondes créatures, Sigourney et ses copains s’enfoncent dans un dédale entièrement immergé pendant 5 bonnes minutes sans pouvoir respirer. Pour trouver son chemin dans l’eau avec 20 kilos d’équipement tout en tirant sur les gros monstres, c’est sûr, il faut bien prendre son souffle !
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Starship Troopers. Dans ce brillant film de Paul Verhoeven, la Terre entretient des relations particulièrement tendues avec une planète, Klendathu, peuplée de créatures arachnoïdes. Ces créatures sont intelligentes et redoutables mais on ne les voit jamais exhiber machines ou technologie. Or, elles déclenchent la guerre avec la Terre en dirigeant un astéroïde qui va anéantir Buenos Aires. Comment ? A vous de voir !
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Le Seigneur des anneaux. Dans La Communauté de l’anneau, la Cité de la Moria est envahie par une armée de gobelins qui grimpent sur les murs avec une facilité déconcertante. Or, lors de la bataille du gouffre de Helm, l’armée de Saroumane devra se débrouiller avec des cordes, échelles et autres monte-charge chancelants. Saroumane qui dirige les gobelins n’en envoie qu’une poignée affronter les humains. Il préfère les croiser avec des orcs pour en faire des Uruk-Haï. C’est tout de même dommage de se laisser massacrer en montant laborieusement les murailles de la cité alors que l’on dispose de créatures plus adroites qu’un gecko ninja…
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Armageddon. Bien sûr, le scénario nous laissait présager de sérieuses incohérences à mettre de côté pour apprécier le film. Après tout, il ne s’agit que de l’histoire de quelques foreurs devenus astronautes en une semaine, ayant pour mission de creuser un trou sur un astre qui fonce sur la terre, puis d’y placer une ogive nucléaire avant de revenir. Mais le plus invraisemblable, c’est que cette bande d’amis, qui ressemble plus à un club de motards texans qu’à de véritables professionnels de la NASA, peut tranquillement se poser sur l’astéroïde lancé à une vitesse folle, puis vaquer à ses occupations sans vraiment songer aux lois de la gravitation.
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24 heures chrono. Jack Bauer sauve les Etats-Unis en 24 heures pendant 9 saisons et il est bien aidé par (liste non exhaustive) : 1) le fait que toutes les communications sont sur écoute, sauf bien sûr si on établit une « ligne sécurisée » ce qui semble aussi simple, pour n’importe qui, que de recharger son portable 2) le fait que la taupe prend toutes les précautions pour ne pas être découverte, jusqu’au moment où le téléspectateur apprend que c’est une taupe : soudain, elle fait n’importe quoi 3) le fait qu’obtenir un accord d’immunité avec le Président des Etats-Unis est plus simple que de commander une pizza, j’en passe et des meilleures !

 

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