Tout comme les films, il y a des voitures qu’il faut avoir conduit dans sa vie, enfin, si c’est possible car certaines sont quand même légèrement inaccessibles. Voici tous ces monstres sacrés, à divers titres, en images.

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Alfa Romeo 4C : envie de conduire une vraie sportive à l’ancienne ? Mis à part l’ABS, obligatoire, tout le reste n’a pas droit de cité à bord de la 4C y compris la direction assistée ! Du coup, en utilisation normale, cette voiture est une punition mais sur circuit et/ou sur route ouverte en conduite sportive, on ne connait pas ou plus meilleure machine à sensations. Et le fait que le moteur ne soit qu’un modeste 4 cylindres turbo de 2 litres, avec ses 240 ch et la petite tonne de ce coupé, il n’est pas non plus avare de sensations. Bref, que du bonheur !
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Bugatti Veyron : celle-là, il faudra se lever tôt pour la conduire à moins d’avoir un portefeuille très conséquent. Rien que pour sa fiche technique, elle force le respect : 16 cylindres en V, 4 turbos, 4 roues motrices, 1001 ch et 400 km/ en pointe ! Notez qu’à cette vitesse, les pneumatiques, conçus spécialement par Michelin, ne durent que 300 kilomètres.

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Citroën 2cv : Citroën va revenir à plusieurs reprises dans cette rubrique tant la marque française a sorti des voitures révolutionnaires. La 2cv, cette fois-ci facile à trouver, avait inventé le low-cost avant l’heure et il faut l’avoir conduit pour savoir ce qu’est le roulis dans les virages !
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Citroën DS : nous parlons ici de la vraie DS, pas des ersatz actuels de la marque aux chevrons. La DS était un véritable OVNI lors de sa présentation en 1955 et renvoyait à l’âge de pierre de l’automobile tout ce qui existait alors. Suspension hydro-pneumatique, assistance de direction et de freins, direction à rappel asservi à la vitesse, toit en matière synthétique, boîte robotisée, phares directionnels, elle a tout inventé ou presque. Dans le même temps, si elle a emporté Citroën au firmament de l’automobile, elle a aussi causé la faillite de l’entreprise en ayant coûté une fortune et en étant quasi-impossible à réparer par le premier mécanicien venu. Notez que pour l’anecdote, la DS est la seule voiture à avoir sa place comme œuvre d’art au célébrissime musée Guggenheim de New York. Le fait qu’elle ait été dessinée par un sculpteur n’y est pas totalement étranger !
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Citroën SM : digne héritière de la DS, elle en reprenait toute sa technologie mais en ajoutant l’élément qui fait défaut à son inspiratrice, un vrai moteur. Doté d’un V6 spécialement conçu par Maserati alors racheté par la firme du quai de Javel, la SM est la véritable dernière incarnation du véritable haut de gamme français et ridiculisait bien des supercars sur route, malgré le fait qu’elle ne soit qu’une traction avant. Hélas, la crise pétrolière de 1974 eu raison de sa carrière commerciale car elle ne faisait guère attention à sa gloutonnerie…
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Citroën GS Birotor : dernière Citroën de cette sélection, il y aurait pu en avoir d’autres, la GS Birotor reprenait elle-aussi la technologie de la DS en rajoutant quelque chose d’inédit à l’époque, le moteur à pistons rotatifs dit Wankell. Mais entre une fragilité due à la segmentation fragile, une consommation démentielle très malvenue en temps de crise pétrolière, la Birotor ne fit pas de vieux os. Aujourd’hui, seul Mazda propose encore ce type de mécanique et Audi a présenté un prototype hybride doté d’une telle mécanique.
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Ferrari LaFerrari : choisir une des illustres productions de Maranelle n’est pas simple car on pourrait toutes les mettre dans cette rubrique ! LaFerrari n’a qu’un seul défaut, c’est son nom horrible. Bien sûr, la conduire sera aussi difficile que pour les autres supercars présentes ici mais s’il fallait en choisir une, LaFerrari sera celle-ci car elle est parfaitement dans l’air du temps en étant hybride. Et splendide, comme d’habitude avec Pininfarina.
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Honda S2000 : Honda ayant la réputation d’être l’un des meilleurs motoristes au monde, il fallait bien trouver un modèle qui le prouve. La S2000 est l’exemple parfait car son quatre cylindres 2 litres, atmosphérique s’il vous plait, développait la bagatelle de 240 ch ce qui, à l’époque, était un record de puissance au litre. Le reste de la voiture était à l’avenant, c’est dire !
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Jaguar E-Type : rien que le fait de voir son interminable capot à travers le pare-brise est une bonne raison de conduire la E-Type, ou Type E en français. De préférence, choisissez-la avec le six cylindres en ligne et non le V12 qui alourdissait beaucoup trop le nez de l’auto et dégradait la tenue de route.
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Lamborghini Countach : attention, brute épaisse ! A l’époque où les lambo n’était pas encore aseptisées par la technologie Audi, enfin, tout est relatif, la Countach était véritablement une grosse brute qu’il fallait dompter. C’est elle qui conduisait et pas vous ! Et que dire de sa ligne, au moins aussi provocante que son V12 !
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Maserati Gran Turismo : envie de conduire une Ferrari docile et raffinée ? La Gran Turismo est là pour ça car elle reprend la mécanique de la 458 Italia, son fabuleux V8 atmosphérique et sa non moins fabuleuse boîte robotisée à double embrayage. Alors certes, elle est moins extrême et sportive que sa donneuse d’organes, son moteur placé à l’avant y étant pour quelque chose mais elle affiche un tout autre niveau de confort et un raffinement dans la finition qui la ferait presque passer pour une britannique. Et quelles vocalises de la part du V8 !
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Mini Cooper : ne dévalorisons pas la Mini génération BMW, elle aurait aussi sa place dans cet article. Mais voilà, celle par qui tout à commencé est bien la « vraie » Mini et cette sensation unique de conduire un kart sur route ouverte, elle-seule la propose. De plus, c’est une authentique sportive qui a maté bien plus gros qu’elle en remportant plusieurs fois le rallye de Monte Carlo. Et ça, la Mini-BMW n’a jamais été capable de le faire et ce n’est pas faute d’avoir essayé…
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Nissan GT-R : voici la bête noire des Porsche, et pas que, qui les ridiculise sur la légendaire boucle nord du Nurburgring pour deux fois moins cher ! La Nissan GT-R, pourtant, pèse un poids respectable de 1 800 kg mais elle a mis bien des atouts de son côté : quatre roues motrices permanentes gérées indépendamment, de même que les quatre roues directrices, du moins sur les modèles japonais spéciaux et un V6 3.8 litres bi-turbo développant à l’heure actuelle 540 ch. Pour l’anecdote, notez que les graphismes de l’ordinateur de bord, qui peut indiquer les G encaissés par les occupants, sont signés des designers du légendaire jeu vidéo Gran Turismo dont la GT-R est la mascotte, justement !
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Ford Mustang : à choisir de préférence en version d’origine dite Bullit pour se prendre pour Steve McQueen dans les rues de San Francisco. Et là, tout est dit.
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Ford Escort 1600 RS : comment une banale berline, qui plus est de conception archaïque, songez à sa transmission aux roues arrières, ses ressorts à lames et son essieu rigide, peut-elle devenir une voiture de légende et une bête de rallye ? Tout simplement en étant confiée aux bons soins des sorciers britanniques, qui sauraient véritablement transformer une citrouille en carrosse !
Ford Focus Ecoboost : une berline certes talentueuse mais banale dans cette rubrique ? Oui car la Focus le doit à son moteur, premier du genre à oser le downsizing dans sa catégorie. Pensez-donc, installer un minuscule trois cylindres de 1 litres, avec turbo quand même, dans une compacte, il fallait oser. Et pourtant, ça marche car ce moteur est tout à la fois mélodieux, il rappelle même les six cylindres, puissant, 125 ch et d’une sobriété à faire pâlir bien des diesels.
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Ford GT : devenue aussi légendaire que son aînée la GT 40 bien que n’ayant pas gagné le Mans, la Ford GT n’a rien d’une supercar sophistiquée : toujours un V8 à arbre à cames central, quand même gavé par un compresseur mécanique. Mais l’emplacement central de son moteur lui offre une tenue de route impérial et cette même mécanique distille un bruit à vous faire dresser tout ce que le corps humain peut offrir de poils. Et quelle ligne !
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Fiat 500 : nous parlons ici de la vraie 500, celle qui a remis l’Italie sur roues et un parfait symbole de ce pays. Pas de puissance délirante bien sûr, à peine 24 ch, mais elle était capable d’emmener 4 personnes dans un gabarit minuscule. Bien sûr, sa ligne absolument craquante est pour beaucoup dans son succès et ce n’est certainement pas un hasard si elle est aussi recherchée en collection de nos jours.
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Fiat 131 Abarth : attention, rareté ! Comment faire d’une banale berline, même pas sophistiquée car conservant un antique essieu rigide à l’arrière, une bête de course ? En la confiant aux bons soins du sorcier Abarth, en lui greffant le magnifique 4 cylindres 2 litres tout alliage et à deux arbres à cames en tête d’origine Lancia et en la confiant aux meilleurs pilotes de l’époque. Résultat, elle raflera tout en championnat du monde des rallyes et si c’est une rareté, c’est qu’elle ne fut produite qu’à 400 exemplaires à des fins d’homologation.
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Ople Calibra Turbo 4X4 : le moins que l’on puisse dire, c’est que les Opel ne se sont jamais franchement distinguée par quelque qualité que ce soit. Cette Calibra est l’exception et elle doit sa réputation tant par son moteur qui développait une confortable puissance à l’époque, 160 ch qu’à ses 4 roues motrices et sa ligne la plus aérodynamique qui soit en plus d’être magnifique.
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Opel Kadett GTE : même constat que pour la Ford Escort RS, la Kadett est à l’origine une paisible familiale guère évoluée techniquement avec là aussi un essieu rigide à l’arrière. Mais une fois passée dans les mains du préparateur maison de l’époque, Irmscher, elle s’est muée en une redoutable bête de rallyes et en une sportive on ne peut plus amusante à conduire, grâce à ses roues arrières motrices.
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Porsche 911 Turbo : nous parlons ici de la toute première 911 Turbo qui était véritablement une bête sauvage. Son comportement routier tenait plus de la grenade dégoupillée que de la voiture et à cause du turbo, la cavalerie déboulait avec une brutalité réjouissante. Certes, 260 ch, cela parait peu aujourd’hui mais à l’époque, le faible poids et l’absence de béquilles électroniques aidant, c’était redoutable !
Shelby Cobra : dans le genre sauvage, en voilà une autre qui était réputée ! En plus d’être l’une des plus belles voitures de tous les temps, la Cobra était à proprement parler inconduisible par le conducteur normal. Déjà, il fallait savoir maîtriser la bête en ligne droite, les 415 ch du V8 de 7 litres ne pardonnaient rien mais en virages, c’est du rodéo ! Imaginez alors ce que cela donnait avec le V8 dit Big Block poussé à pas moins de 700 ch !
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Renault 5 Turbo 2 : véritable bête de course échappée sur route, la Renault 5 Turbo n’avait absolument rien à voir avec la classique 5, seul le moteur conservait sa base archaïque avec son arbre à cames latéral et son bloc en fonte. Mais en lui greffant un gros turbo, les ingénieurs de Renault Sport arrivaient, en série, à tirer 160 ch du vénérable Cléon fonte et l’implantation en position centrale arrière de la mécanique faisait le reste.

 

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