Vouloir conduire la Ford Capri RS du German Racing Championship dépend de la protection auditive. La légendaire voiture de course du groupe 2 dépasse de loin les 9 000 tours avec son moteur Cosworth. Sans bouchons d’oreilles, il y a même un grave danger pour les tympans dit le département Ford Classic.

Les spécialistes motoristes de Cosworth ont développé la mécanique sous le capot de la Capri version piste. Le bloc en fonte comporte deux culasses en alliage léger, chacune avec deux arbres à cames en tête. Les arbres à cames sont entraînés par une courroie crantée et chaque chambre de combustion possède quatre vannes à commande directe. Il existe également des roulements renforcés, une lubrification par carter sec, une injection et un allumage électrique. La fiche technique indique 415 ch, le six cylindres de 3.4 litres prend 8500 tours sans sourciller. Pour des raisons d’équilibre, le constructeur a reculé le moteur de quelques pouces en arrière et le radiateur dans le coffre. C’est autant moins de poids sur l’essieu moteur au bénéfice de la maniabilité. La bestiole ne pèse que 1 040 kg pour une vitesse de pointe de 280 km/h.

Sous la direction de Jochen Neerpasch, la Capri s’était adjugée victoire sur victoire mais Neerpasch a tenté de rivaliser avec BMW et a embauché le technicien Martin Braungart. Malgré un combat acharné, Cologne avait battu la BMW CS à la fin de la saison. Ce n’était pas le cas en 1974 alors que la Capri RS développait 100 ch de plus que l’année d’avant, elle était pilotée par Hans Heyer à la fin de la saison pour le Championnat européen de voitures de tourisme. À ses côtés se trouvaient Klaus Ludwig, Dieter Glemser, Niki Lauda et Hans Joachim Stuck. Trois des quatre voitures d’usine ont survécu à la saison 1974. L’une d’entre elles fait partie de la collection de Ford Classic à Cologne et est parfois utilisée dans des événements de voitures classiques.

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