C’est bien connu, les anglais sont les premiers à charrier les français. Quand Renault s’engage pour la première fois en tant que constructeur en Formule 1, la firme française ne fait pas les choses à moitié et refuse le classique V8 atmosphérique en lui préférant une mécanique inédite dans la catégorie reine, un moteur à turbocompresseur. Doté d’une architecture V6, il doit composer avec les règlement d’équivalence et voit sa cylindrée limitée à 1 500 cm3, inconvénient que le turbo pallie sans mal. Cependant, les débuts ne sont pas évidents et la mécanique casse facilement accompagnée d’un joli panache de fumée blanche. D’où les moqueries des anglais qui ne tardèrent pas à baptiser la F1 Renault Yellow Tea Pot, soit la bouilloire à thé jaune.

La revanche ne tardera pas. Le 1er juillet 1979, Le Losange entre dans la légende du sport automobile en remportant grâce à Jean-Pierre Jabouille le Grand Prix de France sur le circuit de Dijon Prenois. La RS 10, directement dérivée de la RS 01, était la première Formule 1 équipée d’un turbo à réaliser cela et ce fut également la première victoire de Renault en championnat du Monde de Formule 1 depuis l’arrivée du constructeur en 1977. Le moteur 1.5 litre turbocompressé s’était donc imposé face aux V8 et V12 3 litres atmosphériques et cet exploit allait changer la technologie du turbo en l’imposant du même coup sur les véhicules de série. Notez que depuis cette date, Renault a accumulé 177 victoires en F1 et pas mal de titres de champion du monde.

En 1980, le turbo arrive sur les voitures de série. Un turbocompresseur Garrett est placé avant le carburateur sur la Renault 18. Avec son look musclé et son moteur placé à l’arrière, la Renault 5 Turbo marquera les esprits durablement et les Renault 5 Alpine Turbo, Fuego, Renault 9 et 11 enfonceront le clou. Les voici toutes en images.

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