Mazda a attendu très longtemps avant de se lancer dans le véhicule électrique, comme la majorité des constructeurs japonais hors Nissan, ce qui est souvent bénéfique et bien dans les habitudes des japonais d’attendre que les autres essuient les plâtres avant de se lancer, d’où leur réputation justifiée de fiabilité. Pas de surprise pour le type de voiture choisie, ce sera un SUV puisque la clientèle ne veut que ça. Il y a quand même une réminiscence du passé avec ces petites portes arrières à ouverture antagoniste rappelant celles du coupé RX-8.

La planche de bord est aussi inédite que la carrosserie avec une console centrale surélevée dotée d’un deuxième écran dédié principalement à la climatisation. Ce MX-30 sera exclusivement propulsé par un moteur électrique d’une puissance équivalente à 140 ch, entraînera les roues avant et sera alimenté par des batteries de 35.5 kWh, ce qui semble peu sur le papier pour un engin faisant 4.40 mètres de longueur et d’un poids que l’on imagine conséquent à cause des dites batteries. L’autonomie en pâtira puisque Mazda annonce environ 200 km. L’avantage de l’inconvénient est que le temps de recharge sera forcément plus court. L’originalité technique, signe distinctif de Mazda, sera en option sous la forme d’un prolongateur thermique d’autonomie. Point de banal 4 cylindres ici mais un moteur rotatif qui pourra recharger la batterie sans entraîner les roues motrices. Reste à voir si Mazda aura pu rendre plus sobre ce moteur, plutôt réputé pour sa gourmandise en carburant et en huile. Le dernier modèle à avoir reçu un moteur Wankel chez Mazda était, encore une fois, la RX-8. La boucle est bouclée.

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