Le grand luxe en automobile n’est pas forcément synonyme de bon goût, nous en avons une nouvelle fois la preuve avec cette Maybach à la robe bicolore fort laide et à la calandre tout aussi moche. Comment différencier une Maybach d’une vulgaire Mercedes ? Tout d’abord, elle est plus moche, nous l’avons vu. Ensuite, par son capot qui accueille une barrette chromée en son centre, par sa calandre qui accueille des lamelles verticales et non plus horizontales et par ses jantes dont le design est exclusif à la limousine, encore heureux.

La Classe S se contente pour l’instant de moteurs diesel 6 cylindres, la Maybach reste fidèle au V8 biturbo essence. Repris de la S 580 américaine, il affiche 496 ch et profite de la micro hybridation. Petit plus, un mode de conduite Maybach fait son apparition. Destiné aux chauffeurs, il adoucit les passages de vitesse, rend la cartographie de la pédale d’accélérateur plus progressive et fait démarrer la voiture en seconde pour éviter tout départ un peu brusque. Une plus puissante version V12 viendra coiffer la gamme plus tard mais il y a peu de chance qu’on la croise sur les routes françaises.

Pour le reste la Maybach reprend toutes les innovations de la Classe S à commencer par les roues arrière directrices, disponibles avec un angle de 4.5 ou 10 °. Même combat pour la suspension pneumatique avec correcteur d’assiette, la conduite semi autonome et la commande vocale poussée de Mercedes. Grâce à des caméras présentent dans la ciel de toit, la Maybach peut même assister les passagers arrière en détectant leurs mouvements, qui sont ainsi en mesure de fermer automatiquement les portières avec un simple geste de la main.

La Mercedes Maybach Classe S apporte un petit supplément d’exclusivité à une berline déjà au sommet de sa catégorie. C’est par le jeu de la personnalisation qu’elle espère séduire son public avec des peintures (laides) bi-ton exclusives ou encore un intérieur sur mesure qui n’a pour limite que la taille du portefeuille de ses clients, lesquels devront déjà se délester d’une belle somme pour l’acquérir puisque sa version d’accès devrait valoir autour des 150 000 €.

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