Le photographe américain Chris Jordan, utilisant des œuvres à grande échelle, montre l’ampleur de notre consumérisme et son impact sur notre environnement. Comme Edward Burtynsky, Jordan utilise des photographies à grande échelle pour représenter des scènes d’infrastructures et de déchets industriels que peu d’entre nous connaîtront en personne. Alors que le travail d’Edward Burtynsky tourne autour de l’industrie pétrolière et minière et de l’architecture artificielle, Chris Jordan utilise des points communs quotidiens comme une tasse en plastique et définit la méconnaissance aveugle impliquée dans le consumérisme américain.

Dans sa série 2003-05 intitulée Beauté intolérable, portraits de la consommation de masse américaine, Chris Jordan nous montre une vision saisissante de ce à quoi ressemble la culture occidentale. Les falaises d’ordures, les petites villes de conteneurs d’expédition, et les grilles sans fin de produits de masse indiquent la quantité de choses que nous fabriquons et consommons chaque jour. Son travail, bien que souvent troublant, est un message audacieux sur les comportements inconscients dans notre vie quotidienne, laissant au spectateur le soin de tirer des conclusions sur les conséquences inévitables qui découleront de nos habitudes.

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