Avec Clint Eastwood, Harrison Ford, Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Robert de Niro et Al Pacino, pour ne citer qu’eux, il incarne un des derniers géants d’Hollywood, un acteur génial qui est hélas en voie de disparition avec la mainmise de Disney sur le cinéma américain.

Avec Spartacus, Règlement de comptes à OK Corral, Le Champion, Les Sentiers de la gloire ou 20 000 lieux sous les mers, en plus de son regard pénétrant et sa mâchoire carrée, Kirk Douglas a traversé le siècle et les genres à Hollywood durant ses 103 années d’une vie bien remplie. Il avait été décoré en France de la Légion d’honneur en 1990.

Fils d’un chiffonnier juif ayant fui la Russie communiste, Kirk Douglas se décrivait comme un homme en colère. Son enfance misérable digne de David Copperfield où il subit l’antisémitisme et l’indifférence d’un père alcoolique et analphabète a forgé son caractère bien trempé qui a fait merveille sur les plateaux de cinéma en plus d’énerver plus d’un réalisateur !

Il déclarait souvent, « Parfois, je me dis que c’est un avantage d’être né dans la misère. Vous ne pouvez pas aller plus bas, vous ne pouvez que vous élever. » Arrivé à New York, Issur Danielovitch Demsky change de nom et rentre à l’académie d’art dramatique où il rencontre Lauren Bacall qui refuse ses avances, une des rares dans ce cas mais restera son amie. En 1942, pendant la seconde guerre mondiale, Kirk Douglas s’engage dans la marine et fait la campagne du Pacifique à bord d’un chasseur de sous marins.

Après l’armée, il décroche des petits rôles et connaît le succès en 1949 avec Le Champion dans lequel il incarne un boxeur caractériel, un véritable auto-portrait. Sa carrière décolle et il enchaîne les films connus et reconnus comme Vingt mille lieues sous les mers en 1954, Spartacus en 1960, les sentiers de la gloire en 1957, la captive aux yeux clairs en 1952 ou encore règlement de comptes à OK Corral en 1957.

Il avait un grand regret, celui de ne pas avoir décroché le rôle principal dans Vol au dessus d’un nid de coucou, le chef d’oeuvre de Milos Forman sorti en 1975. Kirk Douglas remportera quand même en 1995 un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Aux USA, il était souvent appelé l’emmerdeur à cause de son franc parler. Il disait lui-même qu’il avait été longtemps été l’acteur le plus détesté d’Hollywood.

En dehors des plateaux, Kirk Douglas multiplie les conquêtes féminines qui lui a valu le surnom de plus grand Casanova d’Hollywood. Il disait non sans humour qu’il n’avait jamais compté les femmes qu’il avait eu car il les aimait bien trop pour ça. Gene Tierney, Rita Hayworth, Marlene Dietrich, Pier Angeli, Joan Crawford ou Ava Gardner ont toutes succombées à ses charmes. Cependant, le rebelle s’était assagi et il vivait depuis 1954 avec Anne Buydens, rencontrée en France et devenue sa seconde épouse.

Cas rare à Hollywood, son fils Michael est devenu aussi célèbre que le père et est également l’un des derniers géants encore en activité. Son petit fils Cameron est également comédien mais a plutôt fait parler de lui pour ses addictions diverses que pour son talent… Tout comme son oncle Eric Douglas mort en 2004 d’une overdose. C’est pas si simple d’être de la famille d’un géant !

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