Après les excès des prototypes hybrides au Mans et à la désaffection de Porsche et Audi qui ont laissé Toyota bien esseulé, le WEC redeviendra raisonnable en 2021 en introduisant un nouveau règlement faisant la part belle aux supercars qui ressemblent au moins un peu à une voiture.

L’effet ne s’est pas fait attendre avec au moins deux participations déjà acquises, Brabham & Mc Laren, une déclaration d’intention, Aston Martin et d’autres constructeurs qui étudient sérieusement le projet, Porsche, Ford et Ferrari.

L’aérodynamique sera limitée par un passage en soufflerie à l’échelle 1 de façon à ce qu’elle ne dicte pas le design des autos qui seront munies, à l’avant comme à l’arrière, d’appendices variables.

Afin d’encourager la diversité au niveau des moteurs à combustion, d’un poids minimum de 180 kg, leur puissance sera limitée à 520 kW soit 707 ch et celle des moteurs électriques branchés à l’essieu avant par le système hybride à 200 kW soit 272 ch. L’utilisation de deux systèmes hybrides connectés est autorisé mais cela ne devra apporter aucun avantage.

La batterie devra peser au minimum 70 kg et le moteur électrique 50 kg. Les systèmes hybrides doivent être obligatoirement disponibles en location au prix de 3 millions d’euros par saison pour deux voitures.

Des mesures de contrôle de coûts seront mis en place. Les évolutions seront ainsi limitées. La possibilité sera donnée à un constructeur d’homologuer 1 nouvelle voiture sur la période de 5 ans afin de pouvoir répondre aux attentes marketing des marques.

Les essais pendant la saison sont limités et fortement réduits par rapport à la réglementation actuelle. Le personnel, staff technique qui intervient sur la voiture, est composé au maximum de 40 personnes pour deux voitures.

Pendant la période hors Europe, il n’aura accès aux voitures que lors des compétitions afin de limiter les essais et opérations coûteux sur cette durée et permettra aux équipes de mieux gérer les budgets et ressources humaines. Le manufacturier de pneumatiques est unique. Trois spécifications de pneus ‘secs’ et deux pluies sont à disposition de tous.

En parallèle du règlement technique, pour garantir le spectacle, resserrer les éventuels écarts et surtout éviter les budgets consacrés au développement extrême, le principe de success ballast, autrement dit du lest ou un surplus de poids a été retenu par le règlement sportif.

Du poids est ainsi ajouté suivant le nombre de points inscrits au championnat. 0.5 kg seront ajoutés à la voiture par point marqué dans un maximum de 50 kg. Ce poids, la voiture le garde durant toute la saison jusqu’aux 24 heures du Mans où tout ce lest est retiré pour la finale du Championnat du Monde d’Endurance.

L’objectif chronométrique avoué est que ces autos tournent, au Mans, en 3’22 en qualifications et 3’27 en course. Un seul kit aérodynamique variable sera autorisé. Chaque élément variable ne pourra avoir que deux positions différentes, choisies par le pilote, dans un temps inférieur à la seconde. Poids minimum sans carburant ni pilote, 1040 kg avec une distribution de poids devant être de 48.5% sur l’avant avec une marge de 1.5 %.

Le moteurs et le sytèmes ERS doivent être basés sur des éléments disponibles sur une voiture de série. Un minimum de 25 exemplaires de la voiture de série équipée du moteur en question devra être produit au terme de la saison 2020-2021 et à 100 au terme de la campagne 2021-2022. Le moteur de série et son dérivé course seront soumis à homologation par l’ACO.

L’architecture de ce moteur est libre et sa puissance ne doit pas dépasser 508 kW soit 690 ch. Jusqu’à la fin de la saison 2021-2022, la BSFC, consommation spécifique de carburant, sera de 235 g/kWh et passera à 225 kg/kWh dès 2022-2023. Sur le même schéma, le débit massique deviendra plus restrictif en saison 3.

Voici à quoi pourrait ressembler ces futures supercars.

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